chapitre 3

3

Les deux filles se posèrent doucement sur les divans de velours. Le roi déposa son parchemin sur un splendide bureau et ferma les yeux.
Un serviteur apparu essoufflé prés de la porte
- pouvez vous avertir le maire de Jeîtorh que je ne pourrais pas le rencontrer ce soir en raison de la venue de ma fille ?
- oui monsieur, puis je faire quelque chose d'autre monsieur ? Une collation monsieur ??
Le roi le chassa d'un geste de la main et plongea son regard sur le visage crispé de sa fille. celle-ci respira longuement et commença son discours
- je vous présente Elysis père, c'est la fille du roi et de la reine qui gouvernent d'une main juste et ferme le monde Rhadajîk, c'est un autre monde dont j'ignorais l'existence jusqu'à ma rencontre avec Elysis. Elle et son peuple possèdent un pouvoir très utile qui nous à tiré d'un mauvais pas dans le désert Cariss, en effet, ils peuvent commander la nature et ses forces.
- tu as les yeux de ton père Elysis


Un silence pesant et surpris s'installa sur les deux filles. Larâ ouvrit de grands yeux écarquillés et Elysis déclara d'une voix douce
- Comment savez-vous cela ?
- il se trouve que je connais très bien ce monde dont tu parles, Rhadajik est un lieu cent fois plus paisible que mon royaume tes parents ont bien de la chance. J'ai connu ton père jeune, quand nous avons fait des études dans la prestigieuse académie qui se trouve à votre capitale, nous sommes devenus de très bons amis. Avant de perdre le contact en raison de cette sinistre période, j'ai eu le bonheur de connaître ta mère et de te voir encore nourrisson. J'ai eu longuement l'occasion d'assister à leur don fabuleux qui chez tes parents était très puissant, je ne doute pas un instant que tu possèdes aussi de nombreuses facultés Elysis. Je suis heureux de te revoir à cet âge, tu tiens beaucoup de tes parents.
Larâ n'en revenait toujours pas, elle toussota gênée, et observa la surprise peinte sur le visage de son amie. Son père, manifestement content de son effet, se remémora les souvenirs de ses parents. Deux personnes douées d'une grande bonté, son père était toujours le premier pour faire des blagues aux professeurs, sa mère quand a elle était une femme calme et paisible, mais il savait très bien qu'elle était redoutable sous ses apparences de porcelaine. Sa fille devait être pareil.
- Elysis va rester quelques jours ici, deux ou trois, et nous aviserons ensuite.
- je n'y vois pas d'inconvénients, mais Larâ, dit - il en la voyant se lever, tu sais les ... petits problèmes qui sévissent actuellement ici, je ne veux pas que vous couriez le moindre risque, je te connais ,poursuivit-il en la voyant lever les yeux au ciel , Méfies toi Elysis, Larâ n'a pas la même notion du danger que les gens normaux et oui, elle a toujours été comme ça, finit-il en faisant un clin d'½il.


Il ne rigolait qu'à moitié. Les deux filles se retirèrent. Elles passèrent des habits de soirée et se rendirent dans la salle de repas. Une pièce toute en pierre, ornée d'une grande table centrale ou 20 convives pouvaient s'asseoir sans se sentir serrées. À leur arrivée, le roi, certains proches et peu de nobles étaient déjà assis et tous Levèrent les yeux sur elles. Nullement gênée, Lara vint s'asseoir à la droite de son père, chassa une personne qu'elle n'appréciait pas à coté d'elle et libéra la place pour son amie. Personne ne sembla surpris. Le repas commença, des mets extraordinairement savoureux se succédèrent, il était beaucoup question de viandes inconnues pour Elysis et de fruits. Les discussions furent animées et on ne doutait pas un instant que les deux adolescentes en étaient le principal sujet. Elysis d'abord timide, retrouva ses habitudes de princesses et se révéla être une convive particulièrement agréable. Elle régala tout le monde de récits sur sa terre dans les moindres détails et Larâ remarqua que son père l'écoutait avidement, comme s'il voulait rattraper le retard. Elle en fut enchantée. Quand minuit approcha et que le dessert fut terminé, les invités se levèrent régulièrement pour aller dormir en saluant le roi et les deux filles. Larâ pria Elysis de l'attendre dans sa chambre et profita de l'absence des personnes ayant l'habitude de tourner autour d'elle pour discuter avec son père. Il n'était plus question qu'elle retourne dans l'autre monde, sa place était ici. Si étonnant que cela puisse paraître, Lortiis ne se rebiffa pas contre ses arguments décrétant qu'elle était assez grande pour décider. Larâ prit congé de son père et regagna sa chambre, s'attardant devant la galerie des portraits. Le portrait de sa mère décédée, avait été retiré. Elle sentit un grand désarroi l'envahir. Quand elle rentra dans la chambre fraîche qu'elle occupait avec Elysis, elle trouva celle-ci, allongée encore toute habillée sur son propre lit, plongée dans un profond sommeil. Elle sourit et la recouvra de l'épaisse couverture. Larâ prit donc la place de son amie dans le petit lit et même si une discussion s'imposait, elle attendrait demain.


Une journée pluvieuse se leva le lendemain sur le royaume de Lortiis. Une pluie qui n'était pas entièrement naturelle. Elysis s'en rendit compte en se levant et passa une heure à la fenêtre pour observer le ciel et deviner ce qui le tourmentait à ce point. Quand Larâ se réveilla, baillant à se décrocher la mâchoire, elle trouva la jeune fille perdue en contemplation sur le paysage. Ce fut comme un deuil à ses yeux. Elle ne dit rien, trop consciente de l'émoi qu'elle devait ressentir. Elle préféra s'habiller rapidement, enfilant des vêtements en cuirs et elle lui proposa une visite guidée du château. Heureuse de se changer les idées, elles se lancèrent en une exploration enthousiaste. Larâ lui montra la vraie sale de banquet, immense et grandiose par la prestance qu'elle renvoyait, la salle de bal, endormie depuis une bonne année, les cuisines déjà en activité à cette heure matinale, et elles arrivèrent à la salle des portraits. Tous les rois et reines qui s'étaient succédé le trône de Fratiâ, le royaume gouverné par Lortiis, étaient peints sur des tableaux et accrochés au mur. Le père de Lara se trouvait a la deuxième place la plus basse et le tableau qui accrochait le plus l'½il était sans conteste celui de Lara. Une des rares filles accrochée à ce mur de gloire, elle était de loin, la plus jeune. Une marque révélant la présence d'un tableau retiré se situait à coté de celui de Lortiis. Elysis devina que c'était celui de sa mère. Suivant son regard Larâ lui dit :
- il y a avait le tableau de ma mère avant. Mon père à du l'enlever pendant mon absence. Elle était incroyable. Malheureusement elle est morte quand j'avais 8 ans suite à une attaque surprise lors d'une de ses habituelles promenades. Les temps étaient surs à l'époque mais visiblement quelques uns voulaient sa mort. Mon père à été anéantit le jour de sa disparition. Il a fait fouillé dans tout le royaume mais personne n'a retrouvé ses agresseurs. Elle me manque beaucoup.
- je suis désolée...
- ce n'est rien, c'est juste que ... enfin, si je trouvais ceux qui l'avait tué, je les massacrerai de mes mains, je les ferais souffrir. Mais personne n'a de pistes. Et visiblement, mon père est passé à autre chose.


Elles poursuivirent la visite et Lara lui montra la salle d'arme. Son regard brillait et elle attrapa un sabre posé sur une chaise. Elle le toucha délicatement, caressant le tranchant de sa lame. - c'est ici, que j'ai tenu mon premier sabre, que j'ai appris l'art de manier l'épée et que j'ai domestiqué un arc. Avant que je parte pour l'autre monde je m'entraînais tous les jours avec Vlad, c'est un très bon coach !
Elysis observa les lieux avec attention, elle aussi aimait bien combattre chez elle.
- un combat à l'épée ça te dit ?
Elle attrapa une épée et se positionna en garde devant Larâ. Un sourire carnassier éclaira la bouche de celle-ci. Le combat débuta avec vitesse. Les coups s'enchaînèrent comme une danse. Larâ, habituée des combats se sentait dans son élément, elle agissait avec une précision redoutable, pointant, feintant toujours plus vite. Son épée semblait animée d'une vie propre et Larâ se contentait de la faire vivre. Elle bondissait en avant, évitait une attaque trop lente de son amie et repartait de plus belle. Elysis avait plus de mal et Lara fut légèrement déçue, elle s'attendait à un combat plus dur à remporter. L'épée gênait la jeune fille dans ses mouvements, et elle finit par la laisser tomber au sol, adoptant la posture d'un duel à main nue. Ravie de ce changement de situation, Larâ posa aussi son épée et se plaça en position.


Le duel commença à son tour. Si Larâ avait trouvé qu'Elysis manquait singulièrement de légèreté en maniant l'épée, la lutte changea radicalement de meneur. Elysis virevoltait, brandissant ses poings, ses pieds en hauteur et en vitesse. Les attaques trop en force de Larâ furent bientôt sans effets sur la jeune fille qui combattait avec une aisance et une rapidité déconcertante. Elle n'attaquait pas, elle glissait sur le sol comme une ombre dangereuse. Tout son corps se pliait dans des positions très difficile à adopter, lui permettant ainsi un plus grand espace pour ses attaques, et Lara commençait vraiment à se sentir dominée. Au bout d'un moment, elle commença à fatiguer sérieusement et Elysis en profita pour s'agenouiller souplement au sol et fouetta l'air au ras du sol avec sa jambe, faisant ainsi tomber son adversaire. Larâ accepta la main d'Elysis de bonne grâce pour se relever et lui dit en souriant largement
- et bien ! J' aurai du me méfier ! Tu es une pro au combat à main nue !
- ma mère m'a entraîné depuis que j'ai 6 ans
- viens on va voir la ville ?
- pourquoi pas


Elles sortirent du château, pour se retrouver sous la pluie. Heureusement elle n'était pas trop forte, et elles purent donc admirer le charme pittoresque de la petite ville fortifiée. De nombreuses personnes saluaient Larâ mais ce qui surprenait Elysis fut la crainte que semblaient vivre les gens de manière permanente. Un étranger suscitait des regards apeurés et les gens prenaient le plus souvent refuge dans leur maison. Larâ le voyait bien mais essayait de ne pas y prêter attention. Elle s'installèrent dans une auberge lugubre et Larâ revint du comptoir avec deux verres remplis d'un liquide noir et chaud. Elle en bu immédiatement la moitié. Son amie hésita longuement en faisant une grimace qui n'engageait à rien.
- c'est très bon !!
Encore un peu sceptique, celle-ci l'emmena à ses lèvres et en bu une petite gorgée
-c'est quoi ?
- du sang de lycan, répondit Larâ sans prêter attention à la mine écoeurée d'Elysis.
Elle réprima un haut le c½ur en mettant la main devant sa bouche.
- les lycans sont des sortes de loups garous mais qui ne se transforment pas en hommes. Ce sont des loups mutés par la fautes des humains qui ont employé une magie si noire, qu'ils sont devenus des tueurs. Ceux qui comptaient les utiliser voulaient s'en servir pour nous les envoyer, un genre d'armée, mais ils n'ont pas pu les contrôler et les lycans se sont enfuis dans la nature. Les gens ne se risquent maintenant que très rarement à voyager, redoutant de tomber sur un loup muté
- c'est horrible
- oui surtout qu'il faut se mettre à 5 pour les tuer car ils sont extrêmement puissants !


Larâ jeta deux pièces sur le comptoir crasseux et elles sortirent de l'auberge. La pluie avait redoublé d'ardeur si bien qu'elles ne voyaient pas à 5 mètres devant elles. Les deux amies coururent vers le château pour se mettre à l'abri mais Larâ trébucha dans une flaque boueuse et s'étala de tout son long, se déchirant le pantalon à la hauteur des genoux qui se mettaient à saigner. Elle essuya son visage boueux et cria de rage
- ASSEZ !!!
La pluie diminua subitement, et finit par s'arrêter complètement,la terre gronda quelques secondes et les nuages s'espacèrent pour laisser filtrer quelques timides rayons de soleil. Elle fulminait toujours en montant les marches du grand escalier
- ça t'arrive souvent ?
- non d'ordinaire je n'abuse pas de mon don mais il m'arrive de ne pas me contrôler quand je m'énerve trop... inutile de le nier, je possède un pouvoir vraiment puissant, et je n'arrive pas toujours à le maîtriser. Ne va pas t'imaginer que tous les habitants du royaume sont de bons utilisateurs de magie. Certains arrivent tout juste à faire une soupe au goût d'oignon sans oignon. Très peu pourraient faire ce que je viens de réaliser sous l'effet de la rage.
Elysis approuva silencieusement, c'était pareil dans son monde.


chapitre 3

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 04:49

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 07:36

chapitre 4

4

Le château fourmillait de monde à cet heure de repas. Il était environ midi et les gens mangeaient. Larâ ne chercha pas son père, savant pertinemment qu'il sautait souvent les repas du midi pour régler des affaires importantes. Elles s'installèrent dans une petite salle munie seulement d'une table et de 4 chaises, d'ordinaire utilisée pour les gens souhaitant être seuls. Un serviteur leur apporta un repas léger et une servante nettoya les genoux éraflés de Larâ. Elles mangèrent en silence. Elysis trop occupée à se remémorer toutes les pièces joliment construites du château et Larâ cherchait les mots pour annoncer quelque chose d'important à son amie. Au bout d'un moment elle déclara d'une voix tendue
- je ne retournerai pas avec toi dans l'autre monde Elysis.
- je le sais.
- ah bon ?
- je m'en doutais, tu veux rester ici pour aider ton peuple et c'est normal, je veux rester pour te soutenir
- NON !!
Elle avait crié et se força à baisser la voix devant le regard surpris de son amie
- c'est trop dangereux pour toi ici ! Je ne veux pas mettre ta vie en danger Elysis, dans deux jours maximum nous te ferons utiliser un sortilège de passage et tu te rendras dans ton monde.
- j'ai l'impression que tu sous-estimes mes pouvoirs ! Peu de personnes peuvent réellement m'inquiéter ! Je suis ton amie, et je veux t'aider ! Mes parents me laisseront forcément rester ici alors pourquoi tu ne veux pas !
- pourras-tu supporter la vision des morts ? Celle des blessés et des dangers ? Tu n'es pas habituée à tout ça Elysis, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose...
- je ne peux pas te promettre qu'il ne m'arrivera rien car je ne connais pas assez ton royaume pour dire ça, mais tu ne crois pas que je suis assez grande pour décider ?
Larâ la combattit du regard. Elysis lui rendit un regard ferme et légèrement narquois. La lutte dura quelques instants puis Larâ finit par baisser les yeux
- très bien fais comme tu veux ! Mon père n'y verra pas d'inconvénient je pense.
- c'est entendu ! Nous allons nous lancer en route contre l'ennemi
- holà ! Doucement il ne faut pas se lancer à l'aveuglette, il faut trouver des gens, des personnes expérimentées qui pourront assurer notre protection et nous aider à atteindre le but qu'on se sera fixé.
- et quel but Larâ ?
Celle-ci réfléchit quelques instants, tortillant une mèche de ses cheveux noirs entre ses doigts.
- un but que je me suis fixée quand les ennuis ont commencé ici, retrouver le noyau responsable de ces manifestations de magie noire et de cruauté. Mais cela sera long
- tant mieux je ne voulais pas m'ennuyer !


Larâ adressa un sourire reconnaissant à Elysis. celle-ci souriait largement, enthousiaste de rester ici. Elle se versa un verre d'eau et après avoir remplit celui de Larâ leva le sien en disant
- a notre organisation qui va rétablir la paix !
- à notre organisation !
Elles burent cul sec et Larâ se leva d'un bond
- il faut que j'en parle à mon père ! Cela ne devrait pas durer plus d'une petite demi heure, attend moi dans le hall d'entrée du château !
Elle partit en courant laissant Elysis dans la petite salle. La jeune fille se contenta d'appeler un serviteur pour tout débarrasser et alla se promener dans la ville.
Lara frappa doucement à la porte du bureau de Lortiis. celui-ci répondit d'un ton sec
- entrez !
Il leva les yeux d'un air courroucé en voyant quelqu' un qui oser déranger son travail. Quand il reconnut sa fille il afficha immédiatement une mine réjouie. Sa fille s'installa sur un fauteuil en cuir en face de son père. Elle joua quelques instants avec une plume noire magnifique qu'elle affectionnait beaucoup avant pour écrire ses longues lettres. Entendant son père toussoter elle le regarda fixement.
- je vais me lancer sur les routes.
- mauvaise idée, tu n'iras pas.
- mais père ! Je vais me trouver des hommes, des vrais qui assureront ma sécurité je
- non ! Larâ ne sois pas stupide ! Tu ne feras pas les routes en t'exposant au danger, tu n'as que 15 ans !
- oui !!!! Et je possède plus de pouvoir plus que n'importe lequel de vos hommes !!!! MEME VOUS NE POUVEZ PAS LE NIER !!
- NE CRIES PAS S IL TE PLAIT JE SUIS TON PERE !!! !!!


Sa fille haussa un sourcil énervé et jeta le poignard qu'elle cachait sous sa tunique tous les jours.
- vous voyez ce poignard ! J'ai tué depuis son acquisition une dizaine d'hommes qui n'ont pas eu la moindre chance ! Insinuez vous que je ne suis pas capable de me défendre !!
- je n'insinue rien, je sais juste que je suis ton père et que tu es ma seule enfant, je ne veux pas te perdre comme j'ai perdu ta mère !!!!
Larâ resta silencieuse. Ce fut comme une gifle en pleine figure. Elle lança un regard attristé et penaud à son père. Un silence de plomb s'installa entre les deux personnes les plus importantes du royaume. Une larme coula sur la joue de Larâ. Puis une deuxième. Son père ne pu résister plus longtemps et se pencha pour toucher la joue humide de sa fille.
- c'est vraiment ce que tu souhaites ?
- oui... j'en ai besoin, pour toi, pour le royaume, pour maman.
Son père se passa la main sur le visage, gêné.
- très bien... si c'Est-ce que tu veux, mais à une condition, je veux que tu sois accompagnée d'au moins 4 personnes, débrouilles toi pour trouver des gens compétents, et Larâ, je t'en supplie ma fille, ne prend pas de risques inutiles.


Folle de joie, elle se leva et après avoir refermé la porte derrière elle, Larâ cria
- ELYSIS !!!!!!!
L'écho se répercuta dans tous les couloirs du château. Un homme qui passait par la, jeta un regard courroucé à Larâ qui mit ses mains en porte voie et cria à nouveau
- ELYSIS !!!!!!!!!!!
La jeune fille arriva en courant, un grand sourire barrant son visage
- Alors ????
- C' EST OUI !!!
Elles sautèrent dans les bras l'une de l'autre. Les éclats de rires s'entendirent à bonne distance. Lara fronça les sourcils et un passage s'ouvra dans le mur. Surprise Elysis fit un bond sur le côté adoptant une posture de combat
- c'est quoi ça ??
- un passage qui mène aux cachots répondit Larâ en s'engageant dans l'escalier sombre sans lumière


Elysis ouvrit de grands yeux et voulut attraper la main de Larâ mais elle trébucha et dévala les marches sur le ventre. Paniquée en entendant un bruit de douleur Larâ ouvrit les paumes et des flammes jaillirent, illuminant les ténèbres. Elysis était assise sur les fesses et se frottait les mains. Sans pouvoir se retenir Larâ fut prise d'un véritable fou rire, vite rejoins par celui d'Elysis. Se tenant les côtes, Elysis songea pour la première fois, que Larâ semblait vraiment plus heureuse et plus joyeuse ici. Aidant son amie à se relever Larâ prit la tête dans les cachots. Sombres, humides on distinguait dans l'obscurité des barreaux de cellules mais personne à l'intérieur. Tous devaient être silencieux et guetter les personnes qui rentraient dans la prison. Lara fit s'enflammer les torches et Elysis fut surprise de voir des visages émaciés tournés vers elles. Elle se rapprocha de Larâ qui lui adressa une mimique compréhensive. La jeune fille se remirent en route, évitant les flaques d'eau, les rats, et surtout, ne pas écouter les plaintes des prisonniers.
- n'oublies pas, s'ils sont la c'est pour quelque chose murmura Larâ à l'oreille d'Elysis qui avait tendance à avoir pitié d'eux.
- on va faire quoi ici ?
- quel endroit meilleur pour trouver des gens expérimentés pour assurer notre sécurité, j'ai deux personnes en tête qui nous aiderons sûrement si je leur promet la liberté à la fin de notre mission !
- tu es sure que
- oui je suis sure que c'est une bonne idée ! Coupa Larâ en souriant.


Elles marchèrent encore, semblant s'enfoncer sous le château. Elysis avait froid mais Larâ ne lui laissait pas le temps de s'arrêter, elle marchait à grande enjambées, hésitant rarement et seulement pour prendre une autre allée de cellules. Au bout d'un bon quart d'heure elle s'arrêta. Elysis qui regardait sur les cotés ne l'avait pas vu et lui rentra dedans
- on a vu mieux comme entrée discrète
Elles regardèrent dans la direction de la voix. C'était un jeune homme d'une vingtaine d'années, bien battit malgré la prison qui ne semblait pas l'avoir affecté. Il portait le bouc et cela lui donnait beaucoup de charme. Larâ se tourna vers son ami qui lançait un regard indigné au prisonnier.
- voila un des hommes que je cherchais, Nalio si je me souviens bien, emprisonné pour avoir volé et tué les commerçants de mon père, vois-tu c'est un assassin entraîné !
Elysis approuva silencieusement mais on voyait qu'elle réfléchissait intensément.
À sa grande surprise, son amie prit un trousseau de clé à sa ceinture et rentra dans la cellule, elle referma derrière elle en faisant un clin d'½il à Elysis puis lui tendit les clés.
- nous aurions besoin de toi Nalio, une quête importante, et bien sur, un assassin entraîné nous serait très utile
- qui vous dis que je veux vous aider
- parce que déjà si tu veux un jour revoir la lumière du jour tu as tout intérêt à nous suivre, et de deux, je ne savais pas que tu appréciais tant les rats et la faim
Un point de marqué. Il leva les yeux au ciel et lui répondit d'une voix narquoise
- tu n'as pas d'ordre à me donner, Larâ...
Si Elysis ne connaissait pas son amie elle aurait juré qu'ils se connaissaient.
- tu sais très bien qui je suis ! Tu connais mes pouvoirs, tu sais aussi que d'un geste je peux abréger ta vie avant que tu ais eu le temps de riposter ! Et de toute façon je ne te laisse pas le choix, tu nous accompagnes, à la fin de la quête tu auras ta liberté, et si tu tente de t'enfuir ou de nous agresser, je te tuerais, comme ça, de sang froid. Tu sais que j'en suis capable !
Il la regarda intensément. Un regard qui aurait fait flancher bon nombre de personnes mais pas Larâ qui le toisa froidement
- entendu
- bien !


Elle demanda d'ouvrir la cellule à Elysis mais brusquement sans prévenir Nalio se jeta sur elle. Elysis étouffait, tant il la serrait de ses mains. Larâ, d'abord choquée mit un temps à réagir, elle brandit le poing, les chaînes au sol se dressèrent comme des serpents agrippant Nalio et le tirant en arrière. Elysis fut libérée. D'un geste du doigt Larâ fit serrer d'avantage les chaînes qui enlacèrent son cou. Elle se sentait d'une colère noire et seule l'intervention de son amie l'empêcha de tuer le jeune homme.
- Attends !
Elle s'approcha, d'une démarche envoûtante, irréelle, faisant onduler ses mains. Nalio sembla pétrifié, Larâ ne comprit pas pourquoi. Elysis le fixait de ses yeux marrons, et plus elle avançait vers lui, plus il reculait jusqu'à ce qu'il se retrouve collé au mur humide. Les chaînes tombèrent au sol. Elysis approcha son visage du coup du garçon qui ne bougea pas. Elle murmura des paroles inaudibles puis recula. Le charme fut rompu et il se réveilla comme sous hypnose. Il jeta un regard horrifié à Elysis, puis à Lara, allant successivement de l'une à l'autre et finit par baisser les yeux. Sans un mot, ils remontèrent à la lumière du jour. Nalio marchait derrière elles.

chapitre 4

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 04:52

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 07:37

chapitre 5

5

Les deux filles demandèrent un autre lit dans la chambre de Larâ pour avoir l'½il sur Nalio. celui-ci ne fut pas spécialement content mais un regard furieux des deux adolescente lui fermèrent la bouche qui lui tenait lieu de dard. Deux jours s'écoulèrent dans la tranquillité et Nalio commençait à accepter son sort. Seule Larâ paressait préoccupée. Un soir alors qu'ils mangeaient tous les trois dans la même salle ou l'idée de l'expédition était arrivée, Larâ tapa du poing sur la table. Peu surprise Elysis se contenta de demander ce qu'il lui arrivait
- il nous manque des personnes, nous n'avons que Nalio sans vouloir te vexer bien sur ! Lui dit elle avec un pâle sourire.
Un silence s'installa seul rompu par les bruits de mastications du jeune homme.
-moi je connais quelqu'un finit -il par dire la bouche pleine.
- QUI ?? Demanda Elysis soudain attentive
- humpf, il se réserva un verre de vin, mon frère bien sur !
- et il fait quoi ton frère de si exceptionnel pour venir avec nous ? Dit Larâ d'une voix narquoise
Celui-ci la jaugea du regard et répondit d'une voix moqueuse
- il est nécromant.
Les deux filles se regardèrent avec excitation et conscient du trouble qu'il provoquait, Nalio se leva lentement
- il est dans la forêt de la mort , on y va ?


Larâ se leva d'un bond et se tenait prête à sortir quand elle remarqua que son amie n'était pas levée. Elle vint vers elle, les bras croisés et lui demanda :
- t'attends la neige ? Tu sais ici il n'y en a pas !
- la forêt de la mort, tu ne m'avais pas dis que peu de gens pouvaient en ressortir vivants ?
- si mais la on ne risque rien on est accompagné par son frère !! Dit -elle comme si cela changeait tout au contexte
Elysis croisa les bras à son tour et fit mine de râler
- lèves toi ! Sinon je te lève à ma manière !!
- essaye !!
Pendant ce temps, Nalio s'était glissé sans bruits derrière elle, au signal de la tête de Larâ il plongea et porta Elysis en disant d'une voix claironnante tout en se déplaçant vers la sortie
- allez on y va !


Ils allèrent dans l'écurie prés du château. Elysis et Larâ retrouvèrent Quierzy et Sheitan la jument et l'étalon avec bonheur mais il fallut trouver une monture pour Nalio. Un serviteur apparut tenant un sac de voyage léger, puis une servante avec trois brides. Quand Nalio fut sur le point de demander ou était les trois selles, Larâ montra une petite sellerie du doigt. Ils regardèrent les chevaux présents. Un étalon noir qui n'était qu'à moitié dressé et que Larâ déconseilla avec ferveur, une jument endormie qui mâchouillait son foin, un jeune hongre blanc qui avait maintes fois prouvé sa valeur au combat et un âne. Malheureusement ce n'est pas vers le gentil hongre blanc qu'il se dirigea mais vers le fougueux étalon. Sans demander la permission il attrapa une bride et l'emmena dehors. Prenant appui sur un muret il lui bondit souplement sur le dos. Le cheval se cabra immédiatement, surpris par le poids de son cavalier qui tenait bon. Il partit au galop sur la cours de pavés. Nalio resserra son emprise sur les rênes et tira en arrière. Le cheval ralentit et jeta une ruade dans les airs qui aurait désarçonné un excellent cavalier mais le jeune homme s'agrippait fermement. Le cheval commença à fatiguer, il tenta un dernier cabrage sans effet et finit par s'arrêter.
Quand les deux filles accoururent tenant les deux montures par les rênes il leur dit d'une voix tranquille
- on est ami maintenant.


Ils se mirent en route. Il était convenu que Larâ portait le sac de voyage, Nalio était le premier pour leur montrer la route et Elysis effectuait des rondes en éclaireurs.
Ils marchèrent deux heures avant de faire une pose pur faire boire les chevaux. L'étalon noir n'avait pas bronché de tout le trajet, confiant en son nouveau maître. Ils repartirent et bientôt virent une forêt sombre se dresser devant eux. La forêt de la mort. Elysis s'arrêta par réflexe et avala sa salive bruyamment. Nalio se contenta de sourire et de descendre de cheval
- pourquoi n'y allons nous pas à cheval ? Demanda Larâ
- les chevaux ont peur de cette forêt ils ne rentreront pas, le mieux et de les attacher long à ces arbres le temps que nous trouvions mon frère.
- et comment allons nous le retrouver ?
- il est en quête spirituelle à l'intérieur, et crois moi, les gens ou les choses qui sont à l'intérieur savent toujours quand une présence rentre dans la forêt.
Sans un mot prononcé ils attachèrent leurs chevaux, Larâ attrapa sa dague qui pendait à son ceinturon, ne sachant pas trop si elle lui serait utile, Elysis se saisit de son arc et Nalio avança tranquillement vers l'entrée.


Les ténèbres leur sautèrent au visage immédiatement. L'air avait radicalement changé de température passant du chaud au froid. Leur respiration se transformait en volute de vapeur et ils accélèrent l'allure. Le moindre mot aurait semblé étrange dans un endroit pareil. Nalio était en tête et Elysis fermait la marche, prête à prendre la fuite au moindre inconvénient. Un sentiment de malaise s'empara de Larâ qui ne pu s'empêcher de regarder la sortie une dernière fois avant qu'un tournant buissonneux leur coupe la vue. Instinctivement elle se rapprocha de leur meneur qui lui passa une main réconfortante sur l'épaule. Un bruit retentit dans les fourrés. La dague se leva, l'arc se tendit, pour voir un lapin jaillirent entre leurs pieds. Même l'éclat de rire de Nalio ne pu faire diminuer leurs battements de c½ur effrénés. Ils reprirent leur route, ne s'arrêtant que pour choisir une direction nouvelle, s'enfonçant toujours plus dans le froid. Au fur et à mesure qu'il marchait, un sortilège lancé par Larâ traçait une légère ligne d'or qui leur permettrait de retrouver leur route s'ils devaient partir précipitamment. Mais il s'éteignait de plus en plus comme si des forces supérieures ne voulait pas de magie ici. Ils arrivèrent bientôt devant un arbre centenaire gigantesque. Muni de branches crochues qui semblaient vouloir attraper toute vie qui passait à proximité. Le tronc était caverneux et sans se concerter les trois jeunes gens s'arrêtèrent pour le contempler.


À cet instant un hurlement inhumain retentit partout dans la forêt. Il semblait tourner autour d'eux et Larâ sentit les jambes de son amie flancher. Elle la rattrapa par le bras et l'aida à se maintenir debout. Nalio était sur ses gardes, guettait les alentours et sa main se rapprochait furtivement de sa hanche ou Larâ avait vu briller par inadvertance deux poignards. Le cri s'arrêta aussi vite qu'il n'était apparu. Soudain, comme en transe, Elysis marcha vers le vieil arbre. Elle tendit la main en avant et se mit à trembler, les yeux révulsés. Larâ se précipita vers elle mais Elysis ignora le geste désespéré de son amie pour le retenir. Elysis observa les nervures du tronc et d'une voix désincarnée dit
- La
Elle appuya sur un n½ud qui s'enfonça aussitôt. Le tronc libéra un petit passage suffisant pour qu'une personne puisse s'y faufiler. Nalio déclara d'une voix précipitée
- mon frère m'en avait parlé c'est l'endroit ou les nécromants vont pour invoquer leurs forces ! Nous ne devons pas y aller !
- si ton frère est la bas nous devons le trouver ! Répliqua Larâ, Elysis n'est pas dans son état normal regarde !


En effet la jeune fille avait les yeux voilés, elle ne regardait rien précisément et après avoir fait un semblant d'hésitation elle rentra tête la première dans le passage. Immédiatement les deux autres la suivirent et cette fois Nalio empoigna fermement ses deux poignards quitte à les montrer à Larâ. Les murs de terre du tunnel étaient recouverts de toiles d'araignées qui s'accrochaient aux vêtements, le sol était tout enfumé mais bizarrement l'espèce de brouillard ne dépassait pas les 20 centimètres de hauteur. Elysis marchait sans hésitations, le regard vague, les membres raides. Au bout d'un moment, une lumière bleutée éclaira la sortie du passage. Elysis s'y engagea immédiatement et ils débouchèrent dans une caverne. Un feu central était allumé. Cela aurait été relativement réconfortant si les flammes n'avaient pas été bleues. Ne voulant pas s'en approcher, Larâ et Nalio passèrent vers le bord mais la jeune fille qui faisait figure de possédée s'avança vers les flammes et passa la main dedans. Il n'y eut aucun bruit de douleur comme s'y attendaient les deux autres mais les flammes léchèrent le bras d'Elysis qui en un instant disparut.

chapitre 5

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 04:53

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 07:39

chapitre 6

6

Nalio et Larâ restèrent un moment sans bouger, paralysés et sans comprendre et Larâ fut la première à reprendre ses esprits
- ou est - elle ??? Mince !! Il faut la retrouver tu entends ? Bouges toi !!
Ils arpentèrent la caverne sombre mais ne trouvèrent rien. Désespérée, Larâ s'effondra au sol. Ils ne la retrouveraient jamais, elle avait jeté son amie dans un piège par envie de se venger, Elysis avait disparu... elle cria le nom de la jeune fille mais seul son écho lui revint aux oreilles. Nalio se baissa pour la relever et la prit dans ses bras. Lui-même se sentait perdu et ne savait pas quoi faire. Soudain un air glacé se répandit autour d'eux, les enveloppant tout entier. Larâ gémit et se mit à trembler. Nalio tira la dague qu'elle tenait à sa hanche et de sa main libre il la tendit devant eux deux. Des murmures s'élevèrent comme venant de personnes invisibles. Effrayé Nalio cria
- Mortôs !!!!!
C'était un appel à son frère, il priait que celui-ci l'entende et arrive vite.


Le vent se renforçait sans qu'il puisse deviner d'où il venait. Son amie était presque inconsciente et elle se cramponnait à la tunique de cuir de Nalio.
Une silhouette fit irruption dans les flammes, puis une deuxième plus fine. Mortôs et Elysis quittèrent les flammes et le frère de Nalio leur dit
- il faut partir et vite !
Tous les 4 rebroussèrent précipitamment leur chemin. Elyisis semblait toujours possédée et Larâ qui allait beaucoup mieux était persuadée que son état prendrait fin quand ils quitteraient cette forêt. Quand ils arrivèrent devant le tronc noueux Mortôs s'exclama
- qu'Est-ce que vous faites ici ? Une minute de plus et vous auriez été morts, normalement je ne devais pas intervenir contre la volonté des esprits et je l'ai fais uniquement pour toi mon frère ! Mais bon sang ! La forêt de la mort Nalio tu es devenu fou et entraîner deux filles ici !
- tu ne les connais pas, elles ont un grand pouvoir chacune c'est plutôt moi le personnage trop téméraire dans l'histoire
- nous parlerons quand nous serons sortis, il y a trop de mauvaises ondes qui ne vont pas tarder à s'abattre, elle peut courir ? Demanda-t-il en désignant Elysis qui était toujours dans sa transe
- on va bien voir ! Répondit Larâ.


Ils se mirent en route en marchant très rapidement. L'inquiétude de Mortôs et celle de son frère convint Larâ de marcher vite et de presser Elysis qui dormait debout. Elle commençait à reprendre espoir quand un bruit lourd retentit dans les fourrés. Un bruit plus lourd que celui d'un lapin. Un lycan déboula devant eux, leur coupant toute retraite
- Larâ protège Elysis s'exclama Nalio
Le loup les regarda avec haine puis son regard se porta sur Elysis qui lui faisait face sans se rendre compte de la présence de la créature. Il grogna, révélant des canines surdimensionnées. Un dernier regard sur l'assassin et le nécromant puis il chargea. Une masse de muscles en action qui courait à une vingtaine de mètres d'eux. Nalio se positionna devant elles et sauta dans les airs, pour atterrir directement sur le dos du lycan, il lui trancha les épaules. Deux fines coupures qui saignaient à peine apparurent. Mortös cherchait frénétiquement une issue de secours. Larâ, sentit la peur se déverser en elle, comme un poison qui la paralysait, son cerveau sortit de sa torpeur et quand le loup fut sur elle, elle attrapa son amie et la jeta plus loin, se retrouvant sous le lycan qui tentait de mordre tout ce qu'iL pouvait atteindre. Sa force était incroyable, ses poils métalliques insaisissables et Lara eut toute les peine du monde à dégager son visage de l'étuve du cou de l'animal pour apeller un nom, un seul
- NALIO !!


Elle eut tellement peur que son pouvoir se déclencha seul, ses mains se collèrent sur le cou du lycan et devinrent brûlantes. L'animal poussa un gémissement mais mordit cruellement le bras de Lara, la peau du monstre, pourtant plus résistante que tout autre animal souffrit de la chaleur qui se dégageait des mains de Larâ. Le lycan recula de sa proie. Énervé, brûlé prés de la gueule, il n'en était que plus dangereux. Nalio tira un objet de sa veste. Il l'enfila sur sa main droite et Larâ vit qu'il s'agissait de griffes métalliques qui s'adaptaient parfaitement aux doigts du jeune homme. En refermant le poing il pouvait causer des dommages irréparables sur un ennemi. Le lycan fonça sur lui, crocs en avant. Quand le loup lui atterrit dessus, Nalio griffa à l'aveuglette, des morceaux de peaux et de chairs se détachèrent du monstre qui retomba souplement sur ses pattes, fulminant. Une oreille était par terre, grâce à l'habilité du jeune homme. Mortôs choisit ce moment pour intervenir, il leva son long bâton de bois noir et une bulle bleuté les entoura. Surpris le loup observa cette nouvelle protection et fonça dessus. Il s'y cogna avec force et revint à l'attaque.
- qu'Est-ce que tu attends ?? Prends celle-la et pousse l'autre, on doit partir mes forces ne tiendront pas éternellement.


Larâ se releva difficilement en s'appuyant sur le bras de Nalio et agrippa fermement le poignée de son amie. Nalio se plaça derrière elles et ils se mirent à courir. Elysis, toujours dans sa torpeur, courait comme une ombre sans rien distinguer, sans trébucher, toujours tout droit. Larâ tenait la main de Nalio sous peur de tomber et c' était un des seuls contacts qui la ramenait à la réalité. Mortôs brandissait de temps en temps son bâton pour renforcer la bulle de protection qui faiblissait sous les coups du loup qui les suivait en courant. Les humains couraient à toute allure dans les bois quand soudain le loup disparut. Étrangement cela inquiéta encore plus Mortôs
- il rode autour de nous, nous sommes le gibier
- a parce que tout a l'heure nous étions ses invités ! Répliqua Nalio dont la voix tremblait.
La bulle s'évapora aussitôt et Mortôs leur adressa un sourire d'excuse qui se transforma en une horrible grimace quand il aperçut le loup à une cinquantaine de mètres. Le loup bondit. Larâ refit surface et lâchant Nalio elle alla au devant du loup qui ne ralentit pas. Elle leva les bras au ciel. D'énormes nuages apparurent, la pluie tomba et avant même d'avoir pu esquissé un saut pour attaquer la jeune fille, de foudroyants éclairs jaillirent du ciel noir et frappèrent le loup qui s'effondra au sol agité de soubresauts. Affaiblie par l'énorme énergie qu'elle venait de dégager, elle s'effondra au sol inconsciente. Nalio portant Larâ et Mortôs guidant Elysis toujours en transe ils sortirent de la forêt. Les chevaux les accueillirent d'un joyeux hennissement, ne sachant pas qu'ils avaient failli ne jamais revoir leurs maîtres. Larâ reprit connaissance et son premier geste fut de rejoindre Elysis qui sortait péniblement de son état de zombi. Elle ouvrit de grands yeux hébétés et dit à Larâ qui la regardait avec inquiétude
- la forêt, elle m'a parlé.
- qu'Est-ce que tu racontes ?
- l'arbre, c'est lui qui m'a montré la voix pour rentrer chercher Mortôs, la forêt entière m'a guidé et m'a protégé des forces qui tentaient de nous tuer.
Larâ la regarda comme si elle délirait et Mortôs vint au secours d'Elysis
- elle a raison, cette fille possède un pouvoir étrange, elle communique avec la nature, et je suis prêt à parier, qu'elle ne vient pas de ce monde.
- non, elle ne vient pas de Tradislor mais de Rhadajik, comment l'as-tu su ?
- aucun pouvoir semblable n'a été décelé ici, mais au fait, pourquoi êtes vous ici ? Surtout toi Nalio
- il se trouve que pour sortir de ma prison dorée, je dois aider les deux demoiselles dans leur quête, seulement voila, il nous manque deux ou trois personnes et j'ai pensé à toi, mon frère.
- je ne peux pas m'engager sans prévenir dans une quête dont je ne connais même pas le motif
- nous ne pouvons pas t'en parler maintenant, mais saches que les Nécromants n'ont jamais été apprécié au sein du royaume, certains même sont emprisonnés dans des cellules ou leur pouvoir est inefficace, si tu nous aide, je ferais tout pour que tu puisses vivre dans les honneurs, et faire ainsi accepter les Nécromants à mon père.
- et qui est ton père ?
- mon père, c'est Lortiis
Mortôs se figea, dans une surprise parfaite puis il tourna les yeux vers son frère qui acquiesça lentement.
- tu es donc Larâ sa fille ?
- oui
-impressionnant, sa fille à peine âgée de 16 ans part avec deux gamins dans une quête et va s'amuser avec les loups mutés dans la forêt de la mort.


Larâ releva la tête de défi et leva un peu plus sa dague vers le visage du Nécromant.
- insinuerais tu que j'ai besoin de mon père pour me défendre ?
- je n'insinue rien, je connais ta réputation Larâ, la fille du roi, qui n'hésite pas à tuer quand la situation l'impose, tu es connu, c'est pourquoi je persiste à dire qu'il n'est pas très prudent de voyager sans gardes dans une période aussi difficile, surtout quand on parle de toi dans tout le royaume
Sa voix était douce mais aiguisée comme un poignard à la lame tranchante, il savait mettre les bons mots. Elysis choisit ce moment pour intervenir voyant son amie dans l'embarras. Elle fit flotter ses cheveux, châtains dorés derrière elle et ouvrit de grands yeux innocents
- raison de plus pour nous accompagner, nous aurions bien besoin de ta protection.
Le charme opéra. Mortôs la fixa de ses yeux noirs, ses pommettes rougissant légèrement, il toussa pour cacher sa gène au visage narquois de son frère et dit à Larâ
- c'est entendu je viens
La jeune fille choisit ce moment pour gémir. elle dégagea la manche de sa chemise et laissa voir la grande morsure dont l'avait affublé le loup. Elysis et Nalio l'aidèrent à s'asseoir pendant que Mortôs chercha dans ses poches. Il sortit une petite fiole d'un liquide vert qu'il appliqua sur la morsure
- le sang des morts, expliqua - t - il, quoique je puisse faire, votre amie à été mordue, je ne peux pas vous jurer qu'elle survivra. Il arrive des effets très diverses chez les victimes des loups mutés, certains meurent immédiatement, d'autres mettent un moment à mourir dans d'affreuses souffrances, d'autres encore, les plus heureux, n'ont qu'une grosse fièvre et d'autres, très rares, prennent un pouvoir du loup. J'espère que Larâ fait partie des deux derniers cas.


Nalio la prit sans regarder son frère et enfourcha l'étalon noir.
- il faut la ramener au château.
Mortôs monta sur la jument de Larâ et Elysis reprit son étalon alezan. Leur retour fut difficile, Nalio insistait pour aller doucement, afin de faire attention à la jeune fille qu'il tenait fermement, Elysis voulait au contraire aller vite pour lui prodiguer des soins rapidement. Mortôs quand à lui se contentait de suivre, un léger sourire aux lèvres. Pour lui, cette aventure allait être forte amusante. De temps en temps Larâ ouvrait les yeux faiblement, comme si ce simple geste provoquait des douleurs immenses et après avoir esquissé un semblant de sourire à son porteur retournait dans son coma. Quand le château se dressa à l'horizon, les chevaux accélèrent l'allure d'eux même, contents de rentrer. Les quatre jeunes gens montèrent dans la chambre de Larâ, son père arriva essoufflé, avec une guérisseuse âgée d'à peine dix huit ans derrière lui. Ils firent donc la connaissance de Opra. Tous furent priés de sortir dehors pendant qu'Opra tentait de faire marcher ses facultés sur la jeune fille.
Elle ressortit bientôt de la chambre en disant d'une voix contrite
- je ne peux rien faire, il faut attendre.
chapitre 6

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 04:54

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 06:35

chapitre 7

7


Deux jours passèrent dans une inquiétude soutenue. Les allées retours dans la chambre de Larâ ne manquaient pas, Elysis restait très souvent à son chevet, Nalio avait entreprit de passer la nuit dans sa chambre pour surveiller un quelconque réveil jusqu'à Mortôs qui passa deux fois pour tester des remèdes de Nécromants, malheureusement vains. Opra sympathisa avec les trois amis de Larâ et continuer à veiller sur elle, priant pour son retour. Le père de Larâ arrêta toute réunion pour rester avec sa fille qui n'émettait que de rares sons puis se rendormait dans un sommeil visiblement douloureux. La morsure, bien que lavée et désinfectée, n'était pas belle à voir, des lignes violacés partaient à présent de la plaie pour remonter vers l'épaule. Ils commençaient à désespérer et à atteindre un triste décès qui n'arrivait toujours pas. Larâ avait des hallucinations dans ses rares réveils, elle criait, essayait de marcher et ses yeux devenaient noirs tout entier. Il lui arrivait de grogner. Quand on voulait la remettre au lit dans ces moments la, elle se débattait et tenter même de mordre. On avait donc pris le soin de l'enfermer pendant ces transes incompréhensibles. Seul Mortôs exigeait de rester auprès d'elle quand elle se mettait à délirer, il étudiait ses réactions. Un soir, alors qu'il était dans la chambre de la jeune fille, il descendit trouver tout le monde à table.
- elle a prit Le pouvoir du loup, elle va survivre.
- comment le sais - tu ? Demanda Elysis
- tout à l'heure ses yeux sont devenus entièrement noirs, ses canines se sont allongées et elle a soulevé d'une main, l'énorme lit que vous lui avait donné , répondit - il à l'adresse du roi, je n'ai vu qu'une fois, une femme se faire mordre, elle a eu les même symptômes et elle est toujours vivante, dangereuse mais vivante.
- seras-t-elle toujours humaine ? Ou devons nous nous attendre à la voir mordre et aboyer ? Interrogea Nalio d'une mine anxieuse
- non, si je ne me trompe pas, elle devrait être comme avant et quand elle le souhaitera, prendre ce pouvoir pour l'utiliser.
Elysis se leva d'un bond pour aller voir son amie, Opra s'interposa
- non, elle n'est pas encore guérie, et si j'ai bien compris Mortôs ses ... transformations... ne sont pas sures pour l'instant, attendons qu'elle soit remise pour nous confronter à ce pouvoir.


Mortôs approuva d'un léger signe de tête et tira une chaise pour qu'Elysis se rassoit. Elle s'installa de bonne grâce à coté du Nécromant. Nalio affichait une mine soucieuse. Il s'attachait aux deux filles, appréciait leurs différences, et Larâ l'avait beaucoup inquiété quand elle avait été mordue, sans elle, il n'y aurait plus de quête, et il avait du mal à se l'avouer, il en aurait été beaucoup affecté. Il se leva de table et sans un mot monta dans les étage. Bien qu'Opra leur avait recommandé de ne pas rentrer, il frappa doucement à la porte et regarda par le trou de la serrure, la métamorphose était terminée, Larâ était au lit et respirait difficilement. Il rentra et referma la porte derrière lui.
- Larâ ?
Elle ouvrit faiblement ses yeux et un sourire éclaira son visage. Il s'assit au bord de son lit et lui demanda doucement
- tu te sens mieux ?
Elle hocha la tête en affirmation. Gêné, il la regarda quelques instants et lui prit la main
- tu vas te battre hein ? Tu vas nous montrer que tu es une fille forte, c'est pas un caniche qui va te tuer. Mortôs n'y connaît rien, il ne sait pas le pouvoir que tu possèdes et qui t'aidera à guérir.
Elle sourit encore une fois et ferma les yeux. Quand Elysis rentra à son tour dans la chambre, Nalio était toujours là, la mine défaite. Penché vers une amie qui avait perdu toute sa force, et sa vitalité. lui-même n'était guère mieux, des yeux cendrés, le teint fatigué, il avait veillé sur elle toutes les nuits en oubliant de dormir. Elysis lui posa une main réconfortante sur l'épaule et lui dit
- je vais rester prés d'elle, tu peux te reposer, tu es mort de fatigue Nalio


Celui-ci se leva et s'installa sur un petit lit dans la chambre de Larâ. Il s'endormit aussitôt dans un sommeil peuplé de Lycans et de cris. Deus jours plus tard, Larâ allait mieux, ses transformations s'espaçaient, et elle pouvait manger avec les autres à condition de se reposer beaucoup. Opra, en bonne infirmière la surveillait de prés et même si cela avait tendance à énerver Larâ, elle lui en était reconnaissante. À l'aube du sixième jour de leur retour au château de Lortiis, la jeune fille voulait déjà repartir. Son père s'y opposa fermement, refusant d'entendre à nouveau parler de cette quête. Quand la semaine se termina, Larâ avait retrouvé sa forme, et arrivait à contrôler son nouveau pouvoir. Elle fit venir Nalio, Elysis Mortôs et aussi Opra dans sa chambre.
- il faut repartir
- repartir ou ? Demanda Opra
- veux tu venir avec nous ? Tu es une très bonne guérisseuse et dans notre voyage nous aurions vraiment besoin de toi.
- je dois rester au château !
- Opra, tu es devenue notre amie pendant cette semaine de convalescence et la quête que nous menons ne sera pas la même sans toi, viens avec nous
- ton père ne veut plus que tu quittes la ville
- nous allons partir, ce soir, seras-tu des nôtres.
Opra réfléchit intensément. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche, un cadre tomba de la commode au fond de la pièce. Comme dans l'auberge à leur arrivée, Larâ eut la sensation d'une présence qui les observait. Elle formula la demande mentalement à Elysis
«  ferme la porte vite »
Celle-ci s'éxécuta en observant les alentours de la chambre.
- je conseille à celui ou celle qui nous espionne de se montrer immédiatement.
Pas de réponse, sauf les regards surpris des deux garçons et d'Opra qui n'avaient pas suivi.


Larâ se concentra, ses mains se mirent à trembler et ses yeux devinrent noirs. Elle pouvait voir ce qui n'était pas visible. Une fille d'à peine 15 ans, se tenait prés de la commode en alerte.
- la ! Regardez ! S'exclama Lara en montrant le lieu du doigt
- il n'y a rien ! Répondit Nalio
Larâ fut surprise, ses amis ne la voyait pas. La fille regarda le divan de velours et disparut. Les yeux de Larâ se fixèrent sur le divan dont l'image paraissait floue, plus irréelle, les autres ne savaient pas ce qu'il lui arrivait. La jeune fille se leva, attrapa sa dague et la pointa sur le divan rouge.
- AIE !!!
Le divan venait de parler.
- reprends ton apparence normal ! Dit elle au divan.
Celui-ci devint encore plus flou et la fille apparut. Elle avait le visage hautain et même sous la forme humaine, paraissait invisible, légère, transparente. Elle n'était vêtue que d'un ample voila qui laissait deviner son corps fin. Les autres la regardèrent attentivement et Elysis fut la première à rompre le silence
- qui es tu ?
- personne, je n'ai pas de nom
- que fais tu ici ?
- mon travail


Nalio explosa
- ESPIONNER C'EST CA ??
Il sortit ses deux poignards qu'il pointa sur le visage de la fille
- arrête Nalio s'exclama Larâ dont la voix gardait encore la cicatrice de la terrible épreuve dont elle se sortait.
Il hésita un instant, ses instincts lui disaient de la tuer pour leur sécurité mais le regard sévère que Larâ posait sur lui, l'incita à poser ses dagues. Il ne s'éloigna toute fois pas de l'intruse.
- dis nous tous, ou je te fais arrêter par mon père.
Elle les regarda tous, avec mépris et commença son récit
- je ne suis personne, orpheline, et récemment une personne m'a dit de jeter un ½il sur toi et de la prévenir de tout ce que tu faisais.
- qui Est-ce ?
- une femme, je n'ai jamais vu son visage, elle s'est toujours arrangée pour que je la voie de dos, et elle portait un foulard rouge sur le bas du visage.
- et bien tu peux toujours lui dire que tu arrêtes tout
- elle va me tuer si j'arrête l'espionnage c'est une femme dangereuse ! Je ne veux pas mourir
- tu vas venir avec nous, et tu y resteras, et nous te protégerons
- des adolescents pour me protéger ? Autant me tuer tout de suite !
- Nalio, est un assassin entraîné qui à tué des personnes dont tu n'approcherais même pas, son frère Mortôs est un nécromant, Elytis un pouvoir exceptionnel, la nature lui obéit entièrement, Opra est une guérisseuse de talent mais qui peut aussi fabriquer de très bons poisons et moi, je suis Larâ et je suis sure qu'en m'espionnant tu as pu voir qui j'étais. Si j'étais toi, j'aurai intérêt à venir avec nous.
- je n'ai pas vraiment le choix, siffla - t - elle.


Ils acquiescèrent tous, ravis d'avoir enfin une vrai troupe, bien que diverse, elle était redoutable.
- tu vas nous mener à celle qui te commandait, saches que si tu essais de t'enfuir, mon pouvoir te retrouvera et la, je n'empêcherai pas Nalio de te tuer, et tu vas t'appeler illusion, je n'ai rien de mieux pour toi maintenant allez chercher vos affaires, Opra, tu viens avec nous
Elle sourit à Larâ et partit dans sa chambre prendre ses remèdes et deux affaires de rechange dans sa sacoche de guérisseuse. Ils se retrouvèrent tous dans la chambre de Larâ une demi heure plus tard, tous munis d'armes et d'un léger sac. Sauf Illusion qui n'avait pas bougé car elle n'avait rien à prendre. Elle ne se gênait pas pour jeter des regards haineux à tout le monde.
- nous devons passer par la fenêtre Larâ, les gardes patrouillent dans l'entrée du château.
Nalio sortit une corde de son sac, elle était dorée et semblait extrêmement fragile. Ce n'était qu'une apparence trompeuse. Il attacha un bout au lit de Larâ et jeta l'autre dans le vide. Sans un mot, il s'élança, glissant comme une ombre sur la corde qui ne céda pas. L'absence de lumière ne le gênait pas et il fut bientôt au sol malgré que la descente du être de 30 bons mètres. Elysis fut la suivante. Elle se laissa glisser souplement, s'écorchant les doigts sur la corde, sous le regard anxieux de Mortôs. Ce fut le tour d'Illusion qui prit tout son temps. Opra laissa échapper un gémissement angoissé et sauta dans le vide en poussant un léger cri. Larâ attrapa la corde à son tour. Elle avait mal aux membres, surtout au bras qui avait été mordu par le lycan, et se sentait planer. Sa tête tournait et à moins de dix mètres du sol, stoppa sa progression, incapable de descendre d'avantage.
- Larâ ? Ça ne va pas ?? Dit la voix lointaine, très lointaine de Nalio.


Elle ne répondit pas, sentant ses doigts glisser sur la corde. Puis ce fut le vide, elle chuta pour atterrir directement dans les bras de Nalio qui s'y était attendu. Elle se releva dignement et leur dit
- mon bras est encore un peu faible.
Ils prirent la direction silencieusement des écuries. Les gardes de son père était revenus d'une mission il y a deux jours, et beaucoup de montures les attendaient. Mortôs attrapa une jument baie qui mangeait son foin, Opra fut attendrie devant un jeune male entier qui essayait de lui mordiller sa sacoche. Illusion se contenta de saisir la bride de l'étalon blanc que Larâ avait conseillé à Nalio lors de leur première visite à l'écurie. Larâ retrouva sa jument, Elysis l'étalon alezan et Nalio enfourcha l'étalon noir qui ne se laissait commander que par lui à présent. Ils sortirent de l'écurie à cheval et un serviteur choisit ce moment pour sortir du château et donna l'alerte. Sans demander leur reste, les cavaliers partirent au galop et sortirent de leur ville sans regarder en arrière.
chapitre 7
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# Posté le vendredi 28 décembre 2007 04:55

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 07:42