chapitre 23

Chapitre 23

La nuit les entourait de toute part, les enveloppant d'un long manteau noir qui faisait peser encore d'avantage leurs angoisses.
Ils avaient posé le pied au sol et avaient directement descellé les chevaux, Larâ avait posé ses alarmes du premier jour ici avec Elysis dans le désert Cariis. Mortôs avait soigné la plaie qui formait un trou sur l'épaule de Nalio et la morsure sans gravité de Larâ. Elysis avait aidé Opra à s'allonger sous la tente et tous s'étaient mis à l'abri de la nuit, les yeux fermés mais les oreilles aux aguets.

A présent, alors que seuls les bruits de la forêt, les hurlements lointains des Lycans qui semblaient agités et les hululements des chouettes persistaient encore à faire vivre les alentours, tous dormaient d'un sommeil sans rêves, trop fatigués pour se soucier d'autre chose. Seul Nalio ne dormait pas, il promenait son regard sans arrêt sur la silhouette de Larâ assoupie à ses cotés et pourtant si loin. Il sentait son pouls s'accélérer en se remémorant la bataille qui avait eu lieu ainsi que la blessure qu'il en avait écopé. Excédé il se tourna dans toutes les positions en vain, examina ses dagues sous toutes les coutures, cherchant quelque chose à corriger mais ne vit en elles que la magnifique usure des durs combats. Il ferma les yeux essayant de s'endormir quand un craquement au dehors lui fit ouvrir grand les yeux. Il regarda Larâ qui n'avait visiblement rien entendu et tendit l'oreille. Le même craquement comme un pas un peu trop lourd sur des feuilles sèches. Il déplaça sa main de manière imperceptible vers son poignard, plus proche que ses deux dagues et serra son poing sur le manche enlacé de cuir. Une silhouette se déplaçait dans le camp, furtivement mais pas assez pour l'oreille exercée du jeune homme. Il attendit que la silhouette se déplace un peu plus loin pour se glisser vers l'ouverture de la tente. Une main se posa alors sur son avant bras. Nalio sursauta vivement et se retrouva en face de Larâ qui posa un doigt sur ses lèvres. Elle tenait déjà son sabre qui brillait comme avec empressement. Elle se concentra pour atteindre tous ses amis mentalement, leur indiquant qu'un étranger se trouvait dans le campement et qu'ils devaient se trouver prêts. Nalio serra les mâchoires et au hochement de tête de la jeune fille il bondit hors de la tente en même temps que tous les autres. La silhouette s'arrêta de bouger et leva immédiatement les deux mains en l'air en voyant les armes sur lui. Larâ alluma aussitôt un feu grâce à sa magie. Profondément surpris, ils reconnurent Lûkas qui se tenait dans une posture pacifique. Larâ s'avança vers lui avec Nalio qui tenait toujours son poignard.
- Lûkas que faites vous ici ?
- si cela ne vous dérange pas Larâ, j'aimerai que vos amis baissent leurs armes cela me rend nerveux.
Elle se tourna vers ses compagnons avec un regard interrogateur et vit en effet qu'ils tenaient encore tous leurs épées, dagues, sabres avec une attitude belliqueuse. Elle s'exclama d'un voix choquée
- mais enfin vous ne reconnaissez pas notre ami ?
Ils laissèrent de côté leur méfiance et s'approchèrent de lui. Lûkas avait une mine fatiguée, mais ne faisait pas si esclave que la dernière fois, visiblement ce séjour chez le père de Larâ lui avait redonné des forces. Il poussa un long soupir et s'affala au sol, vite rejoint par tous les autres.
- vous ne pouvez pas savoir la difficulté que j'ai eu pour vous couvrir, vous n'êtes pas passé inaperçus à la ville
Elysis s'écria
- c'était vous qui nous aidiez depuis le début ? La flèche avec le Lycan ? Les gardes du cachot ?
- moi et un ami que Larâ connaît très bien, et toi aussi Elysis, il va nous rejoindre au lever du soleil, des empêchements à la ville. Je ne vous en dis pas plus, pour vous faire une surprise. Je dois vous féliciter du superbe affrontement que vous avez livré à tous ces traîtres ! J'ai eu peur à moment début vers le début, c'est la que je vous ai apporté mon aide mais j'ai vu qu'après, les autres auraient bien du mal à vous déstabiliser, qui plus est j'étais en vue assez dégagée et je ne devais pas me faire repérer.

Nalio se tenait un peu en retrait, le visage dissimulé dans l'ombre. Il s'était levé pour aller s'adosser contre un arbre et demanda d'une voix sans émotions
- Est-ce une de ses sbires nous a suivie ?
- oui, une femme rodait par la, armée jusqu'aux dents, je lui suis tombé dessus et ait abrégé sa quête.
- ou avez-vous mis le corps ? Questionna Opra
- je l'ai enterré. Quand comptez vous partir ? Nous pouvons partir dés maintenant vous savez, notre invité nous rejoindra facilement ! Ah mais vous avez peut être besoin de repos.
- non ce n'est pas que ça, intervint Illusion, nous attendons des esclaves que nous avions libéré au château, ils se cachaient dans des cavernes prés de la ville et doivent être prêts à traverser la plaine à présent.
- vous allez vous encombrer avec des esclaves probablement fatigués, il vous faut avancer le plus rapidement possible, je ne doute pas qu'Ehouna lance une troupe à vos trousses.
- nous ne pouvons partir sans eux, et ils pourront nous aider. Répondit Larâ en surveillant les alentours.
Lûkas leva les bras pour montrer son abandon et se tourna vers Nalio.
- alors jeune homme , toujours aussi habile avec un sabre ? Dit il en essayant de détendre l'atmosphère
- et vous toujours aussi habile pour traquer les gens ? Répliqua - t - il avant de s'enfoncer dans les bois d'un pas rageur manquant singulièrement à sa démarche féline habituelle.
Tous se regardèrent, surpris de sa réaction et Larâ déclara à l'intention de Lûkas qui restait secoué.
- ne vous inquiétez pas il ne le pensait pas, Nalio peine à contrôler ses paroles en ce moment.
Tous se recouchèrent, sentant la fatigue leur tomber dessus. Tout le monde sauf Larâ qui regardait tristement l'endroit ou Nalio avait disparu, des larmes perlant aux coins de ses yeux. Elle entendit des pas légers et reconnut la démarche d'Elysis qui venait vers elle. Larâ ne réagit pas en sentant une main se poser sur son épaule. La voix d'Elysis s'éleva dans la nuit, trop douce pour être réelle, rassurante, elle lui murmura des paroles réconfortantes puis se tut, voyant que le silence de la nuit était plus apaisant. La jeune fille assise à même le sol serra les dents pour retenir ses sanglots et leva son visage humide vers son amie qui la regardait avec des grands yeux compréhensifs. Elysis poussa un discret soupir et lui dit
- je vais aller le chercher avec Mortôs reste ici.

Mortôs entendit son nom, étant réveillé en sentant l'absence d'Elysis et sortir de la tente pour les rejoindre. Elysis se leva, lui prit le poignet et l'emmena vers la forêt. Ils disparurent entre les buissons sauvages.
La lumière de la lune les éclairait, leur montrant les petits sentiers à emprunter. Elysis marchait derrière Mortôs, utilisant son don pour demander aux arbres et arbustes faisant obstacles de s'écarter sur le chemin. Elle s'arrêta à un moment, touchant un rocher de sa main fraîche elle sentit les pulsations de la pierre pénétrer dans le bout de ses doigts, couler dans ses veines jusqu'à son esprit, vit une succession d'image, des images qui allaient la guider jusqu'à Nalio. En se concentrant elle parvint à traduire le langage de la Terre, vit Nalio adossé contre un arbre dans une clairière. Rassurée de le voir en sécurité elle continua de suivre Mortôs. Le jeune homme semblait soucieux, il serrait et desserrai son emprise sur son bâton noir et finit par s'arrêter en regardant Elysis. Il réfléchit quelques secondes et lui dit.
- Elysis, je vais partir, viens avec moi ... je t'en prie, cette guerre qui se trame ne nous regarda pas, viens avec moi et nous vivrons tous les deux loin du sang, de la mort.
Elle le regarda avec un air étonné et lui répondit d'une voix trop calme pour être sincère.
- je suis avec Larâ et les autres, si je suis venue dans votre monde c'est pour aider mon amie, alors je ne vais pas laisser maintenant.
- mais enfin réfléchit ! S'exclama-t-il en donnant un coup de pied sur une petite pierre qui roula plus loin, ce n'est pas un monde pour une fille si pure que toi, tu m'aimes non ?
- oui mais je n'abandonnerai pas mes amis, même pour toi, on est ensemble dans cette galère tu te souviens ?
- je dois partir, je ne peux plus, cela n'est pas moi, avec vous je m'endors sur mes lauriers, j'ai des pouvoirs qui tournent autour de tout ce qui est funeste et avec vous je perds ma force morbide, il me faut me renforcer.
- tu vas t'en aller ? Comme ça ? Et ton frère ?
- il le faut.. Tu ne peux pas comprendre un nécromant, j'ai eu tort d'essayer de te mêler à ça. Mon frère reviendra, il aime Larâ, et son style de vie se colle mieux au votre qu'au mien, quand il reviendra, dit lui que je l'aime et à tous les autres aussi...
Sans un mot de plus, il se pencha, l'embrassa légèrement et fit demi tour, s'enfonçant dans la forêt la plus profonde, son bâton émettant encore de faibles lueurs bleutées. Elysis le regarda partir sans rien dire, trop émue pour ne serais-ce que pleurer. Elle sentait une boule dans sa gorge et fut soudain prise de vertiges. Elle sentit des douleurs à ses côtes, puis sur son crâne comme si quelqu'un d'invisible la frappait. Elle s'écroula au sol, mit sa main sur sa bouche, persuadée qu'elle était en sang mais ne vit rien. Bientôt le spasmes de douleur s'espacèrent et elle pu se relever. Quand elle fut debout, Elysis s'accrocha à un épais tronc d'arbre pour se retenir. Elle vit alors une succession d'images lui montrant Nalio allongé au sol, blessé et meurtrit se déchaîner dans son esprit. Affolée, elle secoua la tête et ouvrit grands les yeux. Son esprit lui avait indiqué une clairière mais elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit ou celle-ci se trouvait, elle pouvait être à des kilomètres de la.

Elysis ouvrit les paumes vers le ciel, puisant sa force éternelle, elle rejeta la tête en arrière et entonna un chant dans une langue étrangère, mélancolique, et si belle à la fois, la langue du peuple de la Terre. La jeune fille demandait de l'aide à la forêt, sentant le danger de son ami, qui devait probablement être couvert de sang, dans une région remplie de Lycans affamés. Soudain les feuilles, buissons, rochers, arbres qui obstruaient sa route se jetèrent sur le coté, lui libérant un réel sentier espacé dans lequel elle s'engagea en courant. Elysis courait à toute vitesse, paniquée de l'état de Nalio, elle détalait plus qu'elle ne courait, et finit par arriver à la clairière. Elle la traversa rapidement et courut vers une forme sombre au sol. Nalio respirait mais très faiblement. Elle entendit un grognement un peu plus loin et vit ce qu'elle avait tant redouté. Un Lycan. Il flaira l'air et se mit à courir vers eux. Ne sachant que faire, Elysis agrippa le poignet de Nalio et cria. Le sol se mit à trembler, puis une fissure se forma. Elle continua de s'élargir, créant à présent une véritable crevasse qui devint infranchissable pour le monstre qui freina brusquement. Ils étaient sauvés... pour le moment.

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# Posté le mercredi 09 avril 2008 05:34

24

tkt noemie j'y viens j'y viens

Chapitre 24


Larâ se réveilla en sursaut, elle se sentait mal, le front luisant de transpiration. Pendant un moment elle chercha Nalio du regard et en ne le voyant pas, elle se rappela qu'Elysis était allée le chercher. Son dos lui était douloureux car elle s'était endormie au sol et elle se leva. Elysis et Mortôs aurait du rentrer. Inquiète et essaya de se souvenir la sensation qu'elle avait éprouvé en se réveillant et sentait au fond d'elle que son amie avait un problème, tout comme Nalio. Elle chercha sa jument des yeux et siffla en ne la voyant pas. La jeune fille attendit une poignée de seconde avant d'entendre le pas silencieux de sa monture. Elle l'enjamba rapidement, et vit l'étalon qui arrivait derrière pour les suivre. Avec un haussement d'épaule elle se pencha vers Quierzy et lui demanda d'une voix tendue.
- retrouve les s'il te plait ma belle.
La jument pointa ses oreilles en avant et bougea sa longue encolure pour montrer qu'elle avait compris et s'élança dans la forêt suivie par l'étalon. Larâ ne la tenait nulle part, la laissant aller à sa guise. De temps en temps, elle s'arrêtait et humait l'air, les naseaux dilatés puis reprenait sa course. Bientôt Larâ arriva à la clairière du coté d'Elysis et de Nalio. Elle cria le nom des deux jeunes gens allongés et arriva sur eux au grand galop. Elysis se redressa immédiatement et s'écria
- Nalio est blessé, il y a un Lycan qui rode autour de nous, il faut s'en aller !!
Larâ agrippa Nalio avec toute l'énergie du désespoir et parvint à le hisser sur sa jument avec l'aide d'Elysis. Elle monta à son tour sur la jument et une fois Elysis sur l' étalon elle repartit à toute allure en s'efforçant de maintenir son compagnon inconscient. Elles entendaient de l'agitation dans les fourrés et en profitaient pour accélérer encore leur allure. Bientôt ils arrivèrent au camp ou tout le monde les attendaient, l'inquiétude peinte sur leur visage. Ils se précipitèrent pour aider Larâ à déposer Nalio au sol. Opra s'éloigna des autres, cherchant quelque chose des yeux. Son regard bleu se posa sur une unique fleur au pied d'un grands arbres noueux. La fleur était petite, noire avec des reflets bleus nuit sur ses pétale. Elle prit sa faucille et la trancha au plus court tout en laissant la racine. Elle revint vers le groupe et s'accroupit à coté du jeune homme qui cherchait son air.

Elle repoussa doucement Larâ qui s'accrochait à la tunique ensanglantée de Nalio et le déshabilla pour évaluer ses blessures. Son bras droit avait été fracturé et l'os sortait de la peau, le coté droit de ses côtes était bleu violet, et Opra soupçonna la aussi une ou plusieurs fractures volontaires. Une plaie béante saignait encore à la hauteur de sa cuisse. Elle prit la tige de la fleur et pressa au dessus, laissant couleur un liquide noir et fluide sur la chair apparente. Elle prit ensuite une aiguille, du fil solide et entreprit de suturer la plaie. Larâ s'exclama
- il ne sent même pas l'aiguille !! Il est en train de mourir !!
Illusion lui attrapa le bras et lui répondit calmement -
- Il est juste inconscient.
Quand la plaie fut préalablement nettoyée et refermée, Opra s'étira et vint vers l'épaule droite de Nalio. Elle se tourna vers Lûkas qui assistait à la scène d'un air interdit.
- j'aurais besoin de votre force Lûkas voulez vous bien tirer en tenant son poignet, je dois remettre l'os en place.
Il acquiesça et attrapa le poignet du jeune homme toujours inconscient. Opra appuya autour de l'os, tendit le bras, puis finit par attraper l'os saillant et appuya dessus pour le remettre en place. Il bougea et se remit à sa place d'origine avec un bruit écoeurant de craquement. Le sang coulait déjà moins. Elle arracha sa manche et fit un bandage de fortune à Nalio. Les servantes d'Ehouna lui avait retiré tout son matériel. Elle examina ensuite les côtes. Opra tâtât à certains endroit, palpant des grosseurs, et finit par pousser un long soupir.
- il doit avoir quelques côtes cassées mais il me manque tellement de matériel de soin... Mortôs pourrait peut être m'aider , ou est - il au fait ??
Elysis baissa les yeux, retenant ses larmes et leur dit
- il est partit, il m'a dit ne pas faire partie de la guerre qui se prépare.
- on peut peut-être le rattraper ??
- non il sera déjà trop loin.... Répondit Elysis en se tordant les mains de stress.
Tous restèrent silencieux et Opra finit par se relever. Elle regarda ses habits tous tachés du sang de Nalio. La jeune fille attrapa sa faucille et leur dit doucement
- veillez sur lui, s'il se réveille faites le boire, je vais chercher des remèdes.

Elle les laissa dans leur chagrin et commença à marcher en regardant le sol. Pour stabiliser l'état des côtes de Nalio il lui faudrait faire une sorte de plâtre cicatrisant, et pour cela, elle avait besoin d'argile, de racine d'Idoncus, d'écorce tendre de bouleau, de pétales de Fiorisa, une fleur courante dans ce climat, et bien sur d'eau. Elle trébucha sur une racine et en regardant l'arbre responsable tomba sur un bouleau, justement. La jeune fille devait escalader pour obtenir l'écorce la plus tendre tout en haut. Elle attacha bien sa faucille à sa ceinture et avec de multiples précautions, s'accrocha aux prises les plus accessibles et commença son ascension. Elle fit attention de ne pas glisser tout en se dépêchant en pensant à l'état de Nalio. Opra finit par arriver en haut de l'arbre, elle s'assit a cheval sur une branche et se mit à couper des petits bouts d'écorce. Quand elle en eu assez, elle redescendit par le même chemin. La jeune femme continua d'observer les alentours. Elle suivit un cours d'eau, espérant trouver de l'argile et des Idoncus. Son flair la mena à une petite source. Les bords étaient argileux pour son plus grand bonheur et elle sortit un petit bol de bois de sa sacoche de guérisseuse, le remplissant généreusement. Elle vit des plantes au pied dans l'eau et du se résoudre à remonter sa longue jupe pour aller les cueillir. Tenant enfin les Idoncus dans ses mains, il ne lui restait que les pétales de Fiorisa, plantes assez courantes mais dur à dénicher. Elle fouilla dans les fourrés durant une grosse demi heure et commença à désespérer. Opra se passa la main sur son front humide et soupira. Elle savait que beaucoup d'animaux appréciaient ces plantes, et regrettaient de se trouver aussi seule dans la forêt. La nuit noire l'empêchait de tout discerner avec précision. Elle s'agenouilla quelques instants afin de ne pas faire de bruit. Un Mati vint vers elle. C'était une sorte d'écureuil omnivore, quand il n'avait pas de végétaux à proximité, la viande lui suffisait amplement, et cet animal avait la particularité de ne pas craindre les humains. Il tenait une fleur dans sa bouche. Opra regarda avec attention et reconnut en sursautant une Fiorisa, très appréciée des Mati. Elle lui murmura
- allez viens, viens donner la plante à Opra.

L'animal la regarda avec étonnement et s'approcha doucement. Il semblait craintif mais n'hésitait pas à aller vers elle. Opra tendit la main afin qu'il puisse la flairer. Ce qu'il fit toujours avec beaucoup de prudence. Elle ouvrit les doigts pour saisir la fleur mais il bondit en arrière. On aurait presque dit qu'il souriait de voir l'impuissance peinte sur le visage d'Opra. La jeune femme se redressa, elle avança vers lui toujours en lui parlant à voix basse et encore une fois, il se recula précipitamment. Elle fouilla dans sa sacoche, adoptant une autre technique. Un vieux bout de biscuit y traînait et elle s'empressa de lui donner tout en faisant en sorte qu'il soit à sa portée pour se saisir de la fleur. Le Mati flaira le biscuit de loin et avança, tout en gardant la tige de la fleur entre ses petites dents pointues. Il ne regardait plus Opra et se détacha du végétal pour attraper le biscuit. Elle tendit à nouveau la main et vite se saisit de la tige mais l'animal n'était pas prêt à lâcher son bien aussi facilement, il se retourna et planta sauvagement ses petites dents sur le dos de la main d'Opra qui poussa un petit cri. Elle lui cria dessus
- fiche le camp saleté de bestiole !!!

Le Mati prit le biscuit entre ses dents et après un dernier regard courroucé s'en alla en sautillant. Elle vérifia que tous ses remèdes se trouvaient en lieu sur dans sa sacoche et reprit rapidement le chemin du camp. Sa démarche se faisait inquiète et vive. Elle avait peur de se retrouver nez à nez avec un Lycan ou tout autre sorte d'animal dangereux. Quand elle vit la lueur d'un feu un peu plus loin, elle fut soulagée et accéléra l'allure. Juste avant de se faire voir elle s'arrêta brusquement en entendant des voix inconnues. Ce n'était pas le campement de ses amies. Elle vint se dissimuler au sol derrière des fourrés qui la démangeait et observa. Deux femmes armées se trouvaient assise autour d'un petit feu. Elle reconnut avec une désagréable sensation, la femme responsable des divertissements et aussi celle qui l'avait torturé sans nourriture durant tous ces jours. Son bourreau se tenait voûtée et portait un voile noir qui camouflait presque entièrement son visage excepté ses yeux gris et froid qui avaient l'air toujours en alerte. L'autre sbire attisait le feu et déclara à voix basse à l'intention de son amie.
- Ehouna veut que nous les retrouvions avant demain soir, il va falloir se dépêcher, je suis prête à parier mes chers trésors qu'ils se trouvent encore dans la forêt, sinon nous n'aurions pas trouvé leur ami.
Opra tendit l'oreille, comprenant qu'elles parlaient de Nalio.
- je n'ai toujours pas compris pourquoi Ehouna en veut tellement à ce garçon, tu as entendu ses ordres ? Elle veut que nous les ramenions tous, que nous les torturions tous sauf le jeune homme qu'elle veut tuer elle-même. Renchérit la bourreau d'Opra de sa voix grinçante.
- elle a sûrement des comptes à régler avec lui.
- comment allons nous les trouver ? Ils sont forts ses gamins ! Nous en avons attrapé un et je pense que cela à du marcher quand nous l'avons laissé blessé dans la clairière. Ils ont du le trouver.
- oui mais s'ils l'ont trouvé, ils l'ont pris avec eux et je doute qu'ils vont tout mettre en ½uvre pour s'enfuir de la forêt le plus rapidement possible. Lui répondit l'autre femme
- réfléchis... leur ami est blessé, gravement, la petite Larâ l'aime trop pour le laisser en arrière, ils vont aller lentement, seront vulnérables, ce sera un jeu d'enfant de les rattraper.
- j'ai entendu dire qu'une de nos femmes s'est faite tuer à proximité d'ici. Crois tu que les enfants soient derrière tous ça ?
- cela m'étonnerait, des rumeurs circulent en ville et dans le pays comme quoi un peuple inconnu se serait caché vers cette forêt, peut être même dedans. Ce peuple serait dit «  sauvage » ils sont peut être venus en aide aux enfants en nous voyant rentrer dans ce qu'ils considèrent comme leur forêt.
- nous pouvons donc conclure qu'il existe une possibilité que les enfants ne soient pas seuls ?
- en effet , répondit la femme bourreau.
Opra respira un peu plus fort et eut un hoquet assez sonore. Les deux femmes se trouèrent vers les fourrés, scrutant l'obscurité.
- tu as entendu ?
- oui
Elles se levèrent et avancèrent vers la cachette d'Opra qui se mit à reculer très rapidement, s'éraflant les coudes et les genoux dans sa précipitation. Quand les deux femmes arrivèrent à l'endroit ou Opra se trouvait celle-ci était déjà loin mais la sbire qui se chargeait de divertir Ehouna donna un coup de coude à son amie en lui disant.
- maintenant on sait qu'ils sont encore ici, il y avait quelqu'un ici, dit elle en désignant l'herbe tassée.
Plus loin Opra s'enfuyait en courant, la peur lui donnait des ailes et elle courut comme si les Lycans étaient à sa poursuite. Elle sauta des racines, des troncs d'arbres couchés sans même s'en rendre compte et arriva finalement à son campement, essoufflée et tremblante d'émotion. Ses amis se rapprochèrent d'elle et l'aidèrent à retirer sa sacoche qui la serrait. Opra prit son bol, une gourde d'eau et commença à écraser les divers ingrédients tout en leur racontant ce qu'elle avait vu et entendu. Larâ leva les yeux au ciel étoilé, elle vit que l'aube commençait à naître et dit à voix basse
- si elles veulent, elles vont devoir venir nous chercher.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 05:36

25

Chapitre 25

Opra écarta la chemise de Nalio, elle lui enduit les côtes bleus de son remède et vint rejoindre les autres qui regardaient le soleil se lever au dessus des arbres. Seule Larâ restait auprès de Nalio pour surveiller un éventuel réveil. Lûkas scrutait les alentours, à l'affût de son ami. Soudain un bruit se fit entendre dans un buisson. Un loup noir en jaillit. Elysis se jeta vers le loup en tendant les bras qui se refermèrent sur la fourrure noire.
- Loup, tu es revenu !! Ou tu étais donc passé ??
- il nous accompagnait, répondit une voix féminine derrière eux.
Tous se retournèrent pour tomber sur un groupe de personnes à l'air épuisé. C'était les esclaves qui les avaient rejoint. Illusion se précipita dans les bras de la femme qui venait de parler.
- il ne reste plus que mon ami, déclara Lûkas manifestement soulagé de ne devoir attendre plus que nécessaire. Opra se dépêcha de fabriquer des genres de soupe à base de différentes plantes qui avaient des propriétés revitalisantes. Tous les esclaves absorbèrent leur repas avec une avidité visible. Ils étaient affamés. Rassasiés, ils s'installèrent prés des jeunes gens, tous ne parlaient pas, sur 4, seul un esclave pouvait communiquer avec eux autrement que par des signes et ce fut donc lui qui servit de traducteur.
- avez-vous été repéré ? Demanda Larâ qui les avait rejoint
- je ne pense pas, ils étaient trop occupés à vous chercher, quand nous sommes passés, nous avons entendu les cris de la foule et nous avons accéléré l'allure. Il nous a fallut du temps pour vous rejoindre car nous ne pouvions pas traverser la plaine sous leur nez, nous avons du aller encore plus loin et ensuite traverser.
- avez-vous rencontré des Lycans dans la plaine ? Je veux dire, Est-ce qu'Ehouna en aurait lâché ?
- non, et elle se doute bien que si elle l'avait fait, vous l'auriez tué assez facilement, étant donné que vous en aviez déjà tué aux festivités.
- oui c'est juste...

Le jour était à présent bien levé et les premiers signes d'impatience se firent sentir chez le groupe des jeunes combattants. Il fallait partir rapidement, car le jour levé, les chances de se faire trouver étaient plus importantes. Lûkas décida d'aller explorer les alentours pour voir si son invité n'arrivait pas. Il attrapa une épée en précaution et commença à s'en aller quand Larâ l'interpella.
- prenez Loup avec vous, ça sera plus prudent.
En entendant son nom, l'animal dressa les oreilles et remua sa queue noire et touffue. Lûkas siffla et l'animal vint en courant vers lui. Elysis fut étonnée de leur voir si gentil et docile avec un étranger. Ils partirent tous les deux. Lûkas longea un ruisseau à l'eau limpide. Il se baissa pour y boire au bout d'une petite demi-heure. Quand il plongea les main dans l'eau il vit un bout de tissu noir. Il le remonta du fond et l'observa. Sur le bout de tissu, il y avait un V brodé en rouge. Il eut l'impression de recevoir un coup de poing à l'estomac en reconnaissant un bout du bandeau de Vlad, le maîtres des armes au château de Lortiis. Ainsi son ami avait tenté de les rejoindre mais quelque chose l'en avait empêché. Il se redressa, inquiet, en scrutant le paysage sauvage. Lûkas fit venir Loup et lui mit le tissu sous le nez essayant de lui intimer l'ordre de chercher Vlad.

L'animal flaira attentivement et tendit le nez dans une attitude attentive. Il sentit le sol et partit rapidement, le nez au sol. Lûkas se dépêcha de la suivre. Ils arrivèrent bientôt à une source entourée de gros rochers. Sur l'un d'eux, Vlad se tenait assis et se faisait un bandage au poignet. Quand il vit Lûkas il s'exclama d'une voix forte.
- j'ai rencontré deux femmes, probablement vos ennemies, qu'Est-ce qu'elle peuvent être coriaces ma parole !!! Il a fallut que je les ligote pour les faire taire et que je les jette au sol. Dit - il en désignant deux silhouettes allongée sur le sol argileux.
Il me tarde de devoir me battre contre leurs amies, si elles sont toutes pareil, on va bien s'amuser !!
Lukâs vint vers lui et lui serra l'épaule d'un geste d'amitié virile.
- mon ami je commençais à douter que vous vendriez.
- je tiens toujours mes promesses, et ce n'est pas une ou deux femmes en crise d'hystérie qui peuvent retarder ma route dit -il.
À cette phrase les deux captives lui jetèrent un regard furieux. Vlad se releva d'un bond agile, prouvant son excellente condition physique. Il attrapa les cordes qui retenaient les deux sbires d'Ehouna et les redressa debout sans les détacher. Sous l'½il amusé de Lûkas il déclara d'une voix enthousiaste
- je propose de les amener avec nous, allez c'est parti on rejoint Larâ et ses amis. Ils se mirent donc en route et ce fut au moment ou ils tournaient pour longer le ruisseau que Loup choisit cet instant pour bondir sur Lûkas. Terrifié Vlad dégaina son sabre mais s'arrêta en voyant l'animal témoigner son affection à son ami à grand renfort de coup de langue. Lûkas le repoussa gentiment et lui tapota la tête pour lui montrer qu'il était content de le revoir.
- ce loup est magnifique !! Il est avec vous je suppose, regarde moi la taille de cette bête!!
- oui c'est l'animal de Larâ, il la suit et reste avec elle comme si c'était sa mère.
- c'est très rare, il doit être un excellent combattant.
- sans doute.

Ils continuèrent à marcher et Loup se positionna instinctivement à coté des prisonnières. Ils virent bientôt de l'agitation plus loin et Lûkas annonça le campement. Quand ils arrivèrent tous les visages se tournèrent vers eux. Larâ se leva immédiatement en reconnaissant Vlad, elle lui sauta dans les bras.
- Vlad !!! Je suis super heureuse de te voir, tu m'as manqué !!!
Il lui tapota gentiment le dos et après lui avoir fait un grand sourire se tourna vers les autres.
- je suppose que je n'ai pas à me présenter, ah si !! Ajouta-t-il en voyant Illusion qui le regardait avec un air interrogateur. Je suis Vlad, je travaillais pour Lortiis il y a quelques temps.
- travaillais ?? Demanda Elysis
- oui Rhaliâ à jugé que ma présence au château n'était pas une bonne chose et elle m'a expressément demandé de partir.
- et mon père n'a rien dit ?? Après tout tu es un grand ami pour lui !! S'insurgea Larâ.
Vlad eut un regard attristé en voyant le visage chargé d'indignation de la jeune femme qu'il considérait pratiquement comme sa nièce et lui répondit.
- il se trouve que ton père n'est plus le même depuis bien des semaines, je ne sais pas, je ne le reconnais plus, il n'apparaît presque plus aux réunions, laissant Rhaliâ prendre toutes les décisions, le peu de fois ou j'ai réussi à le voir, il me parlait comme si je n'avais jamais été son ami. Il semble malade, mais pas comme une maladie courante, comme s'il été atteint au cerveau, je suis donc partit et Lûkas m'a rejoint, ne supportant plus non plus l'ambiance des lieux. Nous savions que vous étiez partis et nous avons pensé que la route la plus probable que vous deviez prendre était celle de Jeitorh, nous vous avons donc rejoins.

Si Vlad semblait très triste, ce n'était rien comparé à larâ qui en entendant des nouvelles aussi sombres de son père s'écroula au sol. Elle passa sa main tremblante sur ses yeux, ne voulant pas montrer ses larmes. Elle renifla brusquement et se leva.
- il faut aller le retrouver, je ne la laisserai pas faire ça à mon père.
Elle se précipita vers Nalio.
- il faut qu'il se réveille Opra, tu ne peux rien faire ?
- non Larâ.
Découragée, elle vint s'asseoir à coté de Nalio. Elle le regarda respirer faiblement, sa poitrine se soulevant en rythme, et son visage se crisper par moment comme s'il souffrait. Elle sentit une présence à coté d'elle et vit Vlad qui se penchait vers Nalio.
- que lui est-il arrivé ?
- ce sont des sbires d'Ehouna qui l'ont blessé.
- ce ne serait pas hasard ces deux femmes ? Dit-il en désignant ses deux captives au sol. Pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivé au camp, tout le monde remarqua la présence des deux femmes ligotées. Opra poussa un cri en les voyant et s'exclama à toute allure
- se sont-elles !!! Je les ai entendue !! Elles ont torturé Nalio, je le sais !

À ces mots Larâ se releva d'un bond. Elle s'avança vers les deux femmes d'un pas lent, dangereux. Elysis tenta de lui attraper le bras mais Lûkas lui fit signe que non pour l'arrêter. Larâ vint devant la première et lui adressa un franc sourire. Tout le monde se tut et se regarda, interloqué. Le silence était très lourd à ce moment. Soudain la femme poussa un cri, personne n'avait eu le temps de voir le poing de Larâ s'enfoncer dans l'estomac de la sbire ligotée. Elle alla ensuite vers la deuxième, et toujours avec le même sourire de prédateur, lui assena un violent coup de genoux qui la plia en deux. La jeune femme se pencha pour être à l'oreille de celle-ci de façon a ce que personne n'entende ce qu'elle disait. La sbire hoquetait de douleur et Larâ lui murmura
- si tu crois que vous allez vous en tirer comme ça, je vous garde en vie car j'ai besoin de vous mais rassures toi, dés que votre utilité s'achève, je te tuerais toi et ton amie comme vous avez voulu le faire à Nalio, et la, tu pourras crier tant que tu veux, personne même pas ta petite maîtresse Ehouna, ne viendra te chercher.
Elle regarda la femme terrorisée dans les yeux, chercha la moindre petite source qui indiquait sa faiblesse et quand elle la trouva lui dit toujours à voix basse.
- ça fait quoi de se retrouver proie maintenant ?
Elle cracha aux pieds des deux femmes dont les jambes tremblaient et Nalio choisit ce moment pour se réveiller.

25

# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:30

Modifié le dimanche 20 avril 2008 05:42

26 je continue Alex xD

Chapitre 26

Ils entendirent une espèce de râle et tous regardèrent le jeune homme qui ouvrit les yeux. Larâ se précipita vers lui et l'aida à s'asseoir. Il cligna des yeux et se frotta la joue. Opra arriva tout de suite avec une gourde d'eau. Elle le fit boire et il déclara d'une voix enrouée.
- comment m'avez-vous retrouvé ?
- c'est Elysis qui t'a retrouvée et Larâ est venue vous chercher.
Au prénom de la jeune fille, il leva les yeux et se retrouva nez à nez avec Larâ qui affichait une mine inquiète. Il n'eut pas le temps de réagir qu'elle le serra dans ses bras. Il fut surpris puis un sourire béat s'afficha sur son visage. La jeune fille le serra encore un peu et s'exclama d'une voix en colère
- ne refait plus jamais ça !!
Il afficha une mine interrogatrice et elle poursuivit
- ne pars jamais plus tout seul ! Je n'ai pas envie de te voir mort dans une forêt ou ailleurs !
Il baissa les yeux et lui répondit à voix basse pour qu'elle seule entende
- je ne partirais jamais sans toi Larâ.
La réponse du lui suffire car elle s'écarta non sans jeter un dernier regard attendri à son compagnon, pour laisser la place à Opra qui vérifia toutes les blessures une seconde fois.
Tout le monde s'était rassemblé autour du jeune homme, excepté les deux captives et il se sentait un peu enfermé.
- je crois que je ne vais pas mourir, on dirait que vous voyez un fantôme là !
- tu aurais pu en être un. Répliqua Larâ sans sourire un seul instant.
Il toussa pour marquer sa gène et demanda enfin
- ou est mon frère ?
Ils se regardèrent tous et Elysis répondit.
- il est partit Nalio.. Il ne se sent pas concerné par ce qui se prépare et il m'a dit de te dire au revoir.
- il n'est même pas venu me retrouver avec toi dans la forêt ?
- non, il ne pensait pas que tu étais en danger, la terre m'a envoyé la vision de ton état blessé, après son départ.

Triste et vexé, Nalio ferma les yeux et crispa les poings. Geste qu'il regretta tout de suite en faisant une grimace de douleur. Tous eurent un regard compréhensif et observèrent Opra exécuter ses soins. Quand tout fut terminé, Nalio essaya de se lever. Il fit quelques pas hasardeux et refusa que quiconque ne le soutienne. Il avait trop de fierté qui coulait dans ses veines. Il marcha jusqu'au tas des armes et prit une de ses dagues dans les mains. Ses doigts se refermèrent et se détendirent successivement sur le manche enrobé de cuir et il s'appliqua à pointer sa dague dans différents endroits jusqu'à ce que ses côtes émirent une douleur de protestation. Rassuré de pouvoir marcher, il retourna s'asseoir auprès des autres. Son regard se posa soudain sur les deux prisonnières. Il eut l'air absent pendant quelques secondes, comme s'il essayait de se rappeler quelque chose qu'il aurait oublié puis soudain écarquilla les yeux.
- vous !! S'écria-t-il
Les autres se redressèrent en même temps que lui, prêts à intervenir.
- VOUS !!! ICI !! JE VAIS VOUS TUER !!
Il tenta de s'avancer vers elle mais Lûkas et Vlad le retinrent fermement tout en essayant de ne pas lui faire de mal. Il sembla fulminer puis se sentant vaincu ralentit sa cadence de lutte. Vlad parvint à articuler
- nalio ... arrête ! .... Elles ont déjà eu... leur .... Compte !
Il lutta encore quelques instants puis se laissa doucement tomber au sol. Larâ vint vers lui et lui dit
- je me suis déjà occupée d'elle, ne t'inquiètes pas elles ne sortiront pas indemnes de tout ça.
Il acquiesça et s'allongea au sol exprimant son besoin de sommeil. Les autres se réunirent à l'écart pour ne pas le réveiller. Ce fut Lûkas qui prit la parole en premier
- quand croyez vous que nous allons pouvoir partir ?
- il faudrait que cela soit rapidement fait car je ne doute pas qu'Ehouna envoie d'autres sbires en voyant ses deux préférées ne pas revenir. Mais l'état de Nalio, qui est un de nos meilleurs combattants, est trop critique, il ne pourra pas suivre notre cadence, même à cheval.
Opra intervint
- je pense que lui accorder encore cette journée et cette nuit serait passablement bénéfique, et nous pourrions repartir demain en milieu de matinée mais doucement.

Ils regardèrent Nalio qui dormait déjà plus paisiblement allongé sur le dos dans l'herbe sèche de l'été. Le soleil irradiait au dessus des arbres, laissant la belle couleur émeraude briller de tout ses feux. Tous firent silence, profitant de cette dernière journée de tranquillité. Lûkas partit avec Vlad et Elysis pour chasser. Ils ne revinrent que deux heures plus tard avec une biche encore jeune mais de taille déjà imposante. Ils mangèrent l'animal le soir après l'avoir fait cuire rapidement, ils éteignirent le feu pour ne pas attirer l'attention sur eux, et se contentèrent de la lumière de Larâ pour se repérer. Tous s'endormirent paisiblement, tous sauf Larâ qui passa une bonne moitié de la nuit à observer Nalio qui parlait dans son sommeil.
Ils furent réveillés dans un brouillard compact le lendemain matin mais cela ne les empêcha pas de se mettre tout de suite à la tâche. Pendant qu'Opra administrait un remède à Nalio, Larâ et les autres emballaient leurs affaires et sellaient les chevaux. Quand tout fut prêt, ils se mirent à cheval, ou a pied, pour ceux qui n'avaient pas de montures et s'élancèrent lentement et avec beaucoup de précaution dans la forêt hostile. Le silence les entouraient, aussi menaçant qu'une troupe ennemie qui les auraient traqué. Larâ était en tête avec Vlad et ne cessait de se retourner, de se lever de sa selle, avec une inquiétude manifeste. Le brouillard gênait la visibilité, et les rendait nerveux. Bientôt malgré l'habilité de leurs guides, tous durent admettre qu'ils étaient perdus. Ils s'arrêtèrent en espace non découvert et Nalio leur dit.
- je crois qu'on tourne en rond, regardez cet arbre, ça fait trois fois que l'on passe devant.
- cette forêt est étrange, admit Lûkas, certains sont restés prisonniers par des temps similaires, a ce qu'il parait deux femmes de Raston se sont retrouvées perdues ici et personne ne les a revue.
- tu rassures terriblement... répliqua Illusion d'une voix monotone.
- il faut encore essayer et avant la nuit si nous n'avons pas réussi à sortir nous camperons quelque part. répondit Larâ d'une voix faible.
- je vais partir en éclaireur, je n'aime pas l'idée que nous soyons peut être suivi ou perdus par des sorts d'ennemi. Dit Vlad en resserrant ses mains sur les rênes.
- tu penses vraiment que des gens pourraient essayer de nous piéger ici ? Demanda Elysis
- c'est possible mieux vaut être prudent. Déclara Vlad en parant dans un trot souple.

Ils poursuivirent donc leur route, guettant de temps en temps la silhouette de Vlad qui apparaissait au loin et repartait vite. La forêt était comme morte, aucun animal ne se faisait entendre et tous commencèrent à s'inquiéter. Loup les suivait en flairant les alentours, sa fourrure noire passant presque inaperçue dans les fourrés et dans l'ombre. Il jaillissait parfois d'un buisson et reprenait sa recherche. Personne ne comprenait ce qu'il sentait mais le Loup ne s'arrêtait pas. Les chevaux semblaient effrayer, ils dressaient les oreilles sans raisons apparentes et hennissaient à tout bout de champ. Opra finit par poser la question que tout le monde se demandait
- et si jamais un groupe de Lycans nous suivait ? Cela expliquerait la peur des chevaux ?
Larâ regarda autour d'elle d'un air songeur et caressa l'encolure de sa jument avant de répondre d'une voix posée.
- oh non .... Si des Lycans nous suivaient depuis le début, je pense que personne ne serait la pour le dire, il est facile d'en tuer un ou deux, voire trois mais tout un groupe nous achèverait. Non ils auraient déjà bondis sur nous à chaque arrêt que nous faisons. Les Lycans ne sont pas joueurs, les hommes ne les ont pas crée par ça... et puis au pire on peut toujours leur donner ces deux la, dit elle en désignant les deux captives
Il y eut un silence de mort et soudain Vlad revint au grand galop vers eux. Derrière lui une silhouette se tenait à sa taille. La personne qu'il transportait en descendit et ils découvrirent une jeune femme. Elle enleva son capuchon, laissant tomber de longs cheveux gris perle. Malgré son jeune age, elle avait de sublimes cheveux gris et de grands yeux bleus extrêmement clairs. Nalio et tous les hommes fixèrent leur regard sur elle, abasourdis. Larâ surprenant le regard admirateur de son compagnon toussota et vint se placer devant elle. Elle serra la main fine que celle-ci lui tendait.
- enchantée de faire enfin ta connaissance, princesse Larâ
Sans se formaliser du tutoiement naturel, Larâ se passa la main dans ses cheveux noirs, les rejetant en arrière, elle observa la silhouette fine et musclée de l'inconnue, les marques grises claires sur ses bras, comme des tatouages indéchiffrables.
- enchantée aussi, à qui ais-je l'honneur ?
- Irias, je suis la princesse de mon peuple, aurais-je l'immense honneur de vous mener tous en lieu sur, dans notre territoire ?

Larâ se tourna vers les filles, ne préférant pas écouter l'avis des garçons qui manquerait certainement d'objectivité. Elles haussèrent les épaules en signe d'impatience et Larâ finit par regarder Vlad qui avait mené lui-même Irias à eux. Il ui adressa un sourire encourageant et Larâ se remit à cheval en disant.
- pourquoi pas aller, c'est partit !
Ils suivirent Vlad et Irias en file silencieuse. Iirias c'était installée devant Vlad pour tenir les rênes, elle les fit traverser une petite rivière dont le courant n'était pas trop fort, le groupe dut ainsi successivement, longer une énorme crevasse, contourner des gouffres, et Larâ reconnut le style de paysage qui indiquait la proximité des montagnes du nord. Ils arrivèrent bientôt à une source d'eau limpide qui comportait une immense cascade. Tous s'arrêtèrent et descendirent de cheval pour contempler ce qui s'offraient à leurs yeux. Irias vint se placer devant eux. Elle les laissa regarder puis déclara d'une voix forte pour que tout le monde entende.
- voici une des entrées pour accéder à mon territoire, je vous prie d'attendre que je signale notre arrivée.
Elle sortit une petite flûte en bois noir. Quand elle souffla dedans, un son aigu et légèrement mélancolique s'écoula dans les airs. Personne ne bougea, attendant de voir ce qui allait se passer. Soudain le sol trembla légèrement et l'eau de cascade coula moins rapidement. Irias continua de jouer et l'eau s'arrêta complètement libérant ainsi un large passage qui s'enfonçait dans la roche. Elle fit signe aux autres de la suivre, et une fois à l'intérieur, actionna l'effet inverse et rendit la vue du passage à nouveau invisible. Ils se retrouvèrent dans une semi pénombre et alors que leur hôte allaient allumer des torches, Larâ fit jaillir la lumière autour d'eux, comme une bulle dorée qui éclairait la moindre parcelle de roche.
- je vois que nous avons des sorciers parmi nous ! S'exclama -t-elle avec un grand sourire en regardant le groupe. Qui est responsable de cette jolie lumière ?
Tous se tournèrent vers Larâ.
- moi, je suis une grande représentante de la magie qu'exerce le royaume de mon père.
- je n'en doute pas.
Ils reprirent leur route, longeant une petite rivière souterraine peu profonde. Au bout d'un moment leur guide les mena à des grandes barques amarrées à un ponton en bois.
- vous n'avez qu'à tenir les chevaux, ils nageront derrière nous et je pense que le Loup pourra monter dans les barques non ?. Déclara Irias.
Larâ qui avait un peu oublié Loup se tourna vers lui et sourit en le voyant flairer la surface de l'eau d'un air anxieux
- oui il montera dans les barques

Ils montèrent tous, après avoir fait descendre les chevaux dans l'eau qui heureusement n'était pas trop froide. Les barques avancèrent toutes seules, comme guidées par la simple magie. Tous observèrent les parois de leur chemin souterrain. Elles semblaient recouvertes de petites pierres précieuses, faisant briller les pierres. La vue était magnifique et Larâ se demandait comment cela était il possible qu'elle n'ait jamais entendu parler de cet endroit. Les barques continuèrent de voguer lentement sur l'eau et bientôt s'arrêtèrent toutes en même temps.
- nous sommes arrivés ! Lança Irias d'une voix joyeuse.
Ses cheveux scintillants, elle bondit hors de la barque avec une rapidité étonnante. Tous firent de même et les chevaux s'ébrouèrent contents de ne plus être dans l'eau. Ils reprirent leur marche mais elle ne dura pas longtemps en effet, une immense grille en fer se dressa bientôt devant eux.
- mot de passe. Déclara une voix grave qui ne sembla venir de nulle part.
- liberté. Répondit Irias.
26 je continue Alex xD
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# Posté le dimanche 18 mai 2008 05:15

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27
Chapitre 27

La grille métallique se leva, les laissant pénétrer sur une piste qui avait la consistance de la pierre, mais était transparente. Ils avancèrent dessus avec beaucoup de précautions même si Irias marchait à vive allure et soudain, un spectacle extraordinaire s'ouvrit sous leurs yeux ébahis. Un trou, un trou immense descendait dans les entrailles de la montagne, en bas du trou, gisait une ville magnifique toute droite sortie d'un rêve, la ville étincelait, on aurait dit qu'elle était faite entièrement de cristal avec pour seule exception les murs des maisons qui demeuraient en pierre pour protéger l'intimité des habitants. La piste sur laquelle ils marchaient descendaient vers la fille en tournant contre le bord des parois rocheuse. Un trou ,dans le plafond de la grotte en forme de voûte, aux dimensions inimaginables, laissait tomber une gigantesque cascade d'eau miroitante qui venait s'écraser avec fracas dans une grande source très profonde sur un des cotés de la ville. N'y tenant plus, Larâ vint se placer à la droite d'Irias et lui demanda.
- comment avez-vous fait cela ?? Par qu'elle magie avez-vous pu construire une si grande merveille !
- Il y a des siècles, mon peuple et le tien n'était pas si différent, il ne formait qu'un, seulement voila, la sécurité de l'empire était menacée, ceux qui allaient devenir ton peuple aujourd'hui, souhaitaient construire une ville imprenable pour surveiller les allée et venues des ennemis potentiels, ils ont donc eu l'idée de construire Laraon.
Celui qui aujourd'hui est le mien, ne désirait pas guerre et il pensait que construire une ville dans le but de surprendre les hordes ennemies, ne ferait qu'attiser la haine de ceux-ci. Mon peuple à donc décrété que la ville serait avant tout un agrandissement de la superficie habitable du royaume et que les gens en auraient d'abord la jouissance et pas les soldats, qui viendraient après dans l'ordre de priorité. Il y eut alors un gros conflit entre nos deux peuples et finalement le mien garda la ville.
Pour la magie je dois t'avouer qu'avec les siècles, notre pouvoir s'est modifié, et nous avons acquis la maîtrise du feu
- du feu ? Comment ça ? Moi aussi je sais allumer des feux, tout le monde le sait ! S'étonna Larâ en jetant un coup d'½il rapide à Loup qui courait à toute vitesse sur la piste
- non nous c'est un feu magique, notre feu nous a permit de ronger le ventre de la montagne que tu as sous tes yeux et notre feu à permit de brûler les pierres et de les faire devenir transparentes comme du cristal. Notre feu ne recule devant presque rien, nous pouvons le commander, lui faire exécuter ce que nous voulons et il ne s'éteint jamais sauf si nous le demandons.
- c'est vraiment stupéfiant. Ajouta Nalio qui avait suivi la conversation de loin.
Ils arrivèrent bientôt en bas de la piste et Elysis posa une question pertinente.
- nous avons un nombre assez important de chevaux, et je vois que malgré la beauté des lieux, l'espace ne correspond pas vraiment pour accueillir des équidés, ou pourrions nous les mettre ?
- ne vous inquiétez pas, posez vos affaires ici, et suive moi avec vos montures.

Tous s'exécutèrent et déposèrent leurs affaires et armes en tas. Ils saisirent les brides des chevaux et suivirent Irias qui les emmena dans un dédale de maisons toutes plus belles les unes que les autres. La lumière ici était produite sur des sortes de grands lampadaires qui comportaient tous un feu de taille moyen à leur bout. On y voyait comme en plein jour pratiquement. Finalement elle les emmena à une paroi complètement à l'opposé de la piste et se plaça devant. Irias posa une main blanche et tatouée de bleu sur un rocher plus plat que les autres et déclara d'une voix surnaturelle que personne ne comprit.
- ifer scarnia
La paroi trembla puis coulissa. Aussitôt une lumière vive leur sauta au yeux, le soleil les enveloppa. Ils se trouvaient à l'entrée d'une énorme jardin qui comportait aussi bien des arbres que des mares d'eau pure et même des champs de fleurs. Ils levèrent tous les yeux, se demandant s'ils se trouvaient encore dans la montagne et regardèrent le trou de grande taille qui laissait le soleil rentrer. Opra s'exclama, devançant Irias qui allait parler.
- impressionnant !! Nous sommes dans le volcan des montagnes du nord !! I est éteint depuis tant de millénaires ! regardez la vie s'est répandue partout ! Je l'ai tant étudié dans les grimoires de la bibliothèque de Raston, certaines des plantes qui se propagent ont des facultés très rares et très précieuses !!
- plus tard la cueillette Opra. Répondit Lukâs déclanchant les éclats de rires du groupe.
Ils lâchèrent les chevaux qui se dépêchèrent d'aller brouter ou s'allonger au soleil et suivirent Irias jusqu'au centre de la ville. Des gardes vinrent à leur rencontre et l'un d'eux prit la parole. Larâ remarqua immédiatement les nombreux tatouages bleus qui ornaient ses bras et une partie de son visage. Elle soutint son regard aux iris blancs et attendit qu'il s'exprime, d'une voix étonnamment douce pour quelqu'un de sa corpulence.
- notre chef nous envoie chercher vos affaires il souhaite que vous le retrouviez.
- je les emmène. Répondit Irias.

Ils lui emboîtèrent le pas lorsqu'elle pénétra à l'intérieur d'un petit château, plus une grande demeure qu'un véritable château. Ils traversèrent bon nombre de pièces bien décorées et chaleureuses pour arriver à un grand salon. D'élégants fauteuils de velours étaient disposés autour d'un feu qui brûlait dans une vaste cheminée de marbre blanc. Un homme et une femme étaient assis sur les divans et conversaient à voix basses. Quand ils entendirent l'arrivée de Larâ, Irias et les autres ils tournèrent la tête affichant déjà un sourire sur leur visage. Elysis qui se tenait aux cotés de Larâ vit tout de suite de qui Irias tenait sa beauté. La mère de la jeune fille avait les même cheveux gris long et bouclés qui descendaient jusqu'à la taille avec des mèches d'un blanc si pur à l'intérieur de la masse de cheveux que l'on aurait dit des cheveux de fée. Elle avait également les même yeux gris clairs qui ne pouvaient que captiver ceux qui avaient le malheur de se plonger dedans. Son père était un homme de grande taille, remarqua Larâ quand il se leva pour tendre une main ferme vers eux. Il avait des cheveux noirs attachés en queue de cheval et des yeux blancs. Un impressionnant magnétisme se dégageait de lui et tout le monde s'empressa de lui serrer la main, stupéfaits par une telle prestance. Larâ ne salua qu'après tout le monde préférant observer la scène en retrait et remarqua que les esclaves de Jeitorh, intimidés, faisaient de même. Le chef vint vers elle, suivit de sa femme et tous deux la saluèrent.
- que me vaut l'honneur de la visite de la fille du roi de l'autre terre ?
- l'autre terre ? Demanda Larâ interloquée.
- oui la terre au dessus de la notre, répondit La femme en souriant, dévoilant un sourire éclatant.
- ah, et bien nous étions.. En quête et nous nous sommes perdus dans la forêt des Lycans, votre fille est venue nous trouver.
- bien ! S'exclama le chef, il poursuivit, je me nomme Alfis , je suis le chef de se royaume soutterain, voici ma femme, Laâs. Nous régnons sur ce territoire bien que petit depuis de nombreuses années et c'est toujours un plaisir d'accueillir des visiteurs. Sauf ceux de Jeitorh que nous tuons à la première vue.
Larâ et tous les autres s'étonnèrent du naturel avec lequel il avait formulé cette dernière phrase mais personne ne parla.
La femme sentant leur trouble s'avança et leur dit
- je vous suggère d'aller vous reposer dans les chambres que nous vous offrons, ensuite nous parlerons de tout ceci à l'heure du repas ? Cela vous convient-il ? Et je vais envoyer des serviteurs prendre soin de ces personnes qui ont l'air passablement épuisés. Ajouta-t-elle en désignant le groupe d'esclaves qui observaient la scène.
- oui, cela sera un plaisir à ce soir

Un serviteur vint les chercher pour les mener aux chambres et ils prirent congés de la famille régente. Ce fut à ce moment là que Nalio se rendit compte que Loup n'était pas avec eux. Il regarda autour de lui, et quand ses amis remarquèrent son attitude en alerte il leur expliqua.
- vous avez vu Loup ? La dernière fois que je l'ai vu c'était sur la piste qui descendait à la ville !!
- moi aussi , renchérit Illusion.
- il a du rester avec les chevaux, hasarda Elysis.
- il ne faut pas le laisser là bas !! S'écria Nalio, s'ils voient un loup de cette taille ils vont paniquer et peut être même le tuer !
- Nalio n'a pas tort, je vais aller avec Larâ le chercher. Déclara Vlad. Ils repartirent tous les deux dans le sens inverse et arrivèrent au salon ou les trois personnages étaient encore rassemblés. Au milieu d'eux une forme noire faisait des bonds en l'air. Larâ accourut vers eux et le Loup lui sauta dessus en lui léchant le visage avec gratitude. Irias éclata d'un rire cristallin et leur dit
- je me suis bien doutée que ce charmant loup était à vous ! Il est arrivé ici, le nez au sol comme s'il cherchait quelqu'un juste après votre départ.
- et vous n'avez pas eu peur ? Ne pu s'empêcher de demander Larâ les yeux écarquillés tandis qu'elle caressait la tête de son animal.
- non, j'ai été un peu surprise de voir un tel animal jaillir dans le salon mais l'effet est passé ! Et mes parents adorent déjà ton Loup.
L'animal grogna de contentement alors que Vlad se baisser pour lui gratter le dos et Larâ expliqua pourquoi ils se baladaient avec un Loup auprès d'eux.
- nous l'avons à trouvé à Jeitorh, dans les cachots, il avait été blessé volontairement et nous sommes partis avec.
- et ils vous ont laissé partir avec lui ? Demanda le chef.
- ils auraient bien voulu nous en empêcher mais nous nous laissons difficilement brider chez nous . Répondit Larâ en souriant.
Larâ et Vlad repartirent avec le loup dans les chambres. Les esclaves n'étaient pas avec les autres et ils supposèrent qu'ils avaient été placé ailleurs. Tous dormaient déjà et les deux qui restaient encore éveillés prirent un lit chacun avant de sombrer dans un profond sommeil.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 05:17