28 ça vient ça vient mDr

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Chapitre 28

Ils s'éveillèrent deux heures plus tard, bien que l'absence de soleil les empêcha d'en être surs. La demeure semblait silencieuse et ils remarquèrent que Loup était encore partit. Ils s'habillèrent de façon plus soignée et attendirent son retour. Il ne tarda pas à revenir avec Irias qui s'empressa de leur demander
- vous êtes vous bien reposé ?
- oui, répondit Nalio, les lits sont un confort maximal quand on vient de dehors.
Opra se leva et vint s'asseoir à coté de Nalio. Elle tira sa sacoche de guérisseuse vers elle et lui dit d'un ton autoritaire.
- enlève ta chemise jeune homme, il faut que je voie ou en sont tes blessures.
Il retira son habit laissant apparaître son buste musclé mais dont les cotes restaient violacées. Opra palpa sous les regards sérieux de ses amis et regarda aussi la cicatrice cousue de la cuisse et l'endroit ou son bras droit avait été fracturé. Elle eut une moue approbatrice. Elle fit un nouveau bandage à Nalio pour ses cotes et se tourna vers tout le monde.
- ce n'est pas un garçon normal, à part ses côtes le reste se remet très vite.

Les sourires fusèrent et ils se dépêchèrent de suivre Irias qui entreprit de leur faire visiter la demeure avant de les mener dans une vaste salle très chaleureuse. Des tentures de velours pourpre étaient accrochées aux murs et un petit nombre de convives étaient installées autour d'une grande table circulaire en cristal. Tout le groupe fut émerveillé en pénétrant dans la pièce. Ils adressèrent des saluts respectueux aux gens attablés et se placèrent silencieusement sur les places libres. Larâ se retrouva à coté d'Elysis et d'Irias. Il restait encore 4 places de libres et Illusion se demanda pour qui elles étaient. Sa réponse ne tarda pas quand les portes de la salle s'ouvrirent dans un grincement imperceptible. Quatre personnes élégamment vêtues, se tenaient dans l'encadrement et paraissaient extrêmement mal à l'aise. Quand le groupe reconnurent les esclaves des bruits de voix s'élevèrent.
Le chef prit la parole d'une voix agréable
- mes amis, je voie que vous semblaient aller beaucoup mieux venez donc vous asseoir nous vous attendions.
Les esclaves se jetèrent des regards inquiets et prirent place lentement. La mère d'irias leva une main autoritaire et tout le monde la regarda.
- je propose, avant que les plats n'arrivent et que nos esprits se retrouvent embrumés par la nourriture, que nos invités nous narrent leurs aventures
Tous approuvèrent et Larâ déclara à sa suite.
- il serait idéal de commencer par parler de cette effroyable ville ou nous sommes restés plusieurs temps en état de presque captivité, laissons nos amis vous raconter, dit-elle en montrant les esclaves d'un signe de tête.

Une femme du groupe qui semblait avoir été plus marquée par les coups que les autres afficha un sourire gêné et commença son récit d'une voix que les années avaient rendu fragile.
- mes compagnons, alisa qui est la mère adoptive d'illusion, fits , et orms montra - t - elle de la main, ont été mes seuls amis durant bien longtemps. Quand nous sommes devenus esclaves beaucoup de souffrances nous ont été infligées à Jeitorh, certains sont même morts des mauvais traitements, mais nous nous sommes battus et nous avons survécu. Nous avons tous entendu une part de mystère sur cette ville mais nous étions menacés de mort si nous en parlions, quand Larâ et ses amis sont arrivés au château, Orms leur a indiqué qu'ils devaient s'enfuir et si nos jeunes amis n'avaient pas prouvé leur bravoure en nous délivrant de cette torture, nous serions morts à l'heure qu'il est. Nous sommes particulièrement reconnaissant à ces jeunes gens qui portent un lourd poids sur leurs épaules.
Il y eut un silence. Personne ne bougeait ni ne parlait après la déclaration de Ninia, et soudain le chef frappa des mains. Sa femme le suivit, puis sa fille et enfin tous les amis de la famille régente se mirent à applaudirent respectueusement à l'intention du groupe. Les trois filles se lancèrent des sourires radieux tandis que les garçons se tenaient droits et fiers. Des serviteurs apparurent soudainement en portant des plateaux chargés de bouteilles de vins différents chacun. Tout le monde se servit et Alfis prit la parole en regardant ses invités.
- et pouvons nous savoir ou allez vous et quels sont vos projets ?

Larâ et Elysis échangèrent un regard et d'un commun accord mental, pensant qu'il était un homme sur, Elysis répondit en première
- nous nous rendons à Raston, la ville du père de Larâ.
- nous pensons avec une quasi-certitude que le peuple de Jeitorh aura rassemblé des troupes et compte nous rejoindre la bas pour mener une guerre à notre pays.
- d'où tenez vous ces informations ? Demanda Irias la mine interrogatrice.
- ils ont déjà infiltré mon château, ont la main sur mon père, se livrent à des expériences destructrices sur des Lycans et voulaient nous tuer quand ils ont compris que nous savions ce qu'ils préparaient.
La déclaration de Larâ créa un silence stupéfait autour de la table. Alfis sembla réfléchir, but une gorgée de vin couleur prune et leur dit
- mais vous êtes au courant que vous êtes inférieurs en nombre ? Les chances de remporter sont très maigres.
- il faut néanmoins essayer, et si nous devons mourir, se sera libres. Nos alliés sont pratiquement inexistants mais notre volonté est inébranlable. Répliqua Nalio d'une voix que la conviction faisait trembler légèrement.
- oui père, intervint Irias, de plus, je suis persuadée que si le peuple de Lortiis est a l'image de Larâ, le combat sera équitable car elle possède un pouvoir surprenant, tout comme Elysis.

En entendant cette phrase la jeune fille redressa subitement la tête, elle écarquilla les yeux et s'exclama à l'intention de ses amis.
- je suis stupide !!
Elle se leva de table rapidement et partit en courant dans la demeure. Tout le monde la regarda partir et Larâ demanda
- puis-je aller la retrouver et la ramener ici ?
- bien sur, approuva la reine.
La jeune fille poussa sa chaise et suivit la direction d'Elysis. Elle n'eut pas longtemps à chercher car des bruits de voix lui parvinrent d'une petite pièce isolée. La jeune fille rentra pour se retrouver en face d'une Elysis bien afférée.
- tu peux me dire ce qu'il se passe ??
- Irias m'a lancé sur une piste, si je demandais à mon peuple de nous rejoindre !! Pour se battre avec nous ! Mes parents n'ont pas eu de nouvelles de mois depuis des mois, ils seront bien obligés de venir ici pour nous aider !
Larâ se frotta les tempes pensivement, étudiant toutes les possibilités de remporter une victoire. Elle chercha un moyen de gagner en faisant venir des alliés et lui répondit
- tu as eu une bonne idée, Elysis, je me demande comment cela se fait-il que nous n'y avons pas pensé plus tôt. Mais nous ne pouvons pas les contacter ...
- si je peux !! Du moins je crois, mon peuple et moi avons une correspondance télépathique particulière, si je ne l'ai pas fait ces derniers mois c'est parce qu'en communicant de cette manière je deviens repérable par tout ceux qui sont magiques, cela peut devenir une manière de traque. Mais ici nous sommes en sécurité !!
- retourne d'abord à table, moi je vais voir si les sbires d'Ehouna se trouvent toujours dehors.

Elysis s'exécuta et Larâ emprunta le chemin pour sortir de la demeure. Elle marcha peu de temps et s'aperçut avec satisfaction que les deux femmes se tenaient allongées au sol prés du passage pour aller voir les chevaux. Larâ sortit sa dague par précaution et vint vers elle, elle s'agenouilla pour être à leur auteur et déclara à voix basse.
- ce que j'apprécie dans ce peuple c'est qu'ils ne se mêlent pas des affaires des autres, ils sont charmants, ils vous ont laissé la. Alors comment trouvez vous le sol ? Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas encore vous laisser mourir, j'ai besoin de vous mais pour l'instant je vous laisse la, je suis conviée à un repas.
Elle agita la main en l'air et une cruche d'eau apparut sur le sol en pierre. Un claquement de doigt et une miche de pain rassit la suivit.
- bon appétit.
Larâ s'empressa de rejoindre la table de repas, laissant les deux captives à l'extérieur. Le repas se termina dans une bonne humeur, le groupe ravit de se retrouver dans un lieu qui ne leur était pas hostile, et ou la nourriture ne risquait pas d'être empoisonnée. Ils finirent par rejoindre leur chambre ou Loup les attendait. Ils s'endormirent plus rapidement que jamais, sauf Elysis qui pensait à Mortôs. Si seulement il était resté...
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# Posté le dimanche 18 mai 2008 05:19

29


Chapitre 29

Ne sachant pas quand le jour était levé ou couché, tous dormirent profondément sans se soucier du réveil quand brusquement un sifflement d'oiseau retentit à la fenêtre, aucun ne bougea, trop occupés à dormir. L'oiseau émit un petit cri de protestation en voyant le peu d'attention qu'il obtenait et siffla beaucoup plus fort. L'effet fut immédiat, ils se levèrent tous en sursaut, Nalio dégaina même ses dagues, le visage encore fripé de sommeil il tourna autour de lui dans une position d'attaque en beuglant
- quoi ??? Qu'Est-ce que c'est !!! Qui c'est ??!!
Elysis éclata de rire, et devant les mines stupéfaites de ses compagnons montra la fenêtre du doigt et leur dit
- je crois que c'est notre réveil qui vient nous saluer !
Il regardèrent tous l'oiseau noir, qui une fois son travail achevé s'envola dans un coup d'ailes. Opra, qui avait repris toutes ses forces leur demanda
- vous croyez qu'il était la pour quoi ?
- pour nous indiquer le début d'une nouvelle journée étant donné qu'il n'y a jamais de soleil ici, seulement de la lumière magique.

Ils haussèrent les épaules et sortirent de la chambre en s'étirant fortement. Ne sachant pas trop ou aller ils se retrouvèrent perdus dans le couloir, hésitant quand à leur destination. Illusion bailla sans discrétion et leur dit
- ils doivent manger à la même salle qu'hier, moi je vais retrouver ma mère adoptive pendant que vous allez voir la famille régente.
Sur ces mots elle s'éloigna de sa démarche silencieuse et irréelle. Larâ siffla Loup et sortit de la demeure pour aller voir les deux captives. Elle s'arrêta net en voyant que les deux femmes n'étaient plus la. Paniquée, elle fouilla les alentours du regard, se demandant où elles étaient parties. La jeune fille savait pertinemment que personne ne les aurait déplacé et elle prit son pouvoir de Loup. Ses yeux se posèrent sur les bords de la cavité et enfin sur la piste. Plus haut, presque au bout, les deux prisonnières montaient faiblement, encore attachées l'une à l'autre, posant les pieds devant elles lentement et avec beaucoup d'hésitations. Larâ cria un «  NON !!! » sonore qui donna un coup de fouet aux deux femmes qui accélérèrent l'allure. Ne cherchant pas à les rattraper, Larâ donna un coup de pied au sol et la piste devint aussi glissante qu'une route de glace et d'eau. Les deux captives trébuchèrent et dévalèrent la piste pour finalement arriver aux pieds de Larâ. celle-ci les attrapa par leurs liens et les releva en s'écriant
- vous comptiez aller quelque part ?? je suis extrêmement déçue que vous cherchiez à nous fuir, nous qui avons tant profité de votre hospitalité, il serait temps que nous vous rendions la pareille ! Termina-t-elle presque en hurlant. Le bruit de sa voix avait fait sortir du monde sur la petite place. Ses amis arrivèrent également en courant. Elysis et Illusion s'écrièrent d'une même voix
- que se passe-t-il ??
- ces deux garces ont tenté de s'enfuir, avez-vous des cachots ? Poursuivit-elle à l'intention d'Alfis qui venait d'arriver.
Ce fut sa femme, Lâas qui répondit.
- nous n'avons pas de cachots ici, ce sont des pièces rocheuses naturelles qui ne s'ouvrent et se ferment que sur nos ordres.
- c'est parfait ! Pouvons nous y jeter ces deux ci ?

Ne se préoccupant pas du ton froid de Larâ elle approuva et les pria de les suivre avec les prisonnières qu'il fallut soutenir, celles-ci manquant terriblement de force. Lâas appuya bientôt sur une paroi peinte en noire. Les contours de sa main s'illuminèrent et la paroi recula pour laisser la place. Nalio aida Larâ à y jeter les deux femmes sans ménagements. Ils sortirent de la prison et rejoignirent la reine.
- un serviteur leur emmènera de la nourriture.
Larâ lui sourit pour la remercier et se retrouva seule avec ses amis. Elysis observait la gigantesque voûte qui les surplombait. Elle fermait presque les yeux et leur dit soudain d'une voix impressionnée
- j'ai encore du mal à imaginer que seul leur feu magique ait pu créer ceci, c'est tellement... grandiose.
Tous suivirent son regard et restèrent un moment à détailler avec précision ce que la nature avait offert comme abri au peuple d'Irias. Opra fut la première à revenir sur terre et leur déclara
- il serait peut être bien qu'on aille voir comment vont les chevaux.
- oui tu as raison. Répondit Larâ en suivant celle-ci jusqu'au passage.
Ils marchèrent jusqu'à la paroi mais restèrent immobiles. En effet ils avaient oublié qu'il fallait une sorte de mot de passe pour pénétrer dans le jardin. Ce fut Nalio qui s'en souvint. Il vint se placer devant les autres et dit à voix forte.
- ifer scarnia.

Un grondement familier retentit et laissa la lumière arriver jusqu'à eux. Ce fut Loup qui entra le premier en bondissant sur un énorme rocher. Sitôt qu'il furent rentrés , la paroi pivota et se referma sur eux. Ils avancèrent, cherchant leurs montures des yeux. Ce fut l'étalon de Nalio qui arriva sur eux au grand galop, il courut vers son maître à qui il obéissait aveuglément à présent. Nalio s'empressa d'entourer ses bras musclés autour de l'encolure de l'animal. Il l'enfourcha souplement et afficha un sourire radieux. Puis il se tourna vers Larâ et lui demanda
- permettez moi de vous offrir un tour à cheval au fond de ce volcan.
La jeune fille jeta un regard pour voir si sa jument n'arrivait pas et finit par accepter la main que Nalio lui tendait avec un visage mi-figue mi-raisin. Elle eut à peine le temps de s'installer derrière le jeune homme qu'il lançait son étalon au galop dans la verdure. Ils firent rapidement le tour mais visiblement Nalio ne souhaitait pas revenir vers les autres. Il arrêta son étalon prés d'une toute petite source et aida Larâ à descendre sans écouter les protestations de celle-ci qui ne voulait pas paraître pour une handicapée. Les deux jeunes gens prirent place sur un gros rocher blanc et laissèrent leurs pieds dans l'eau claire. Larâ ne voyait pas vraiment pourquoi il l'avait emmené ici et garda un silence boudeur. Nalio fouilla dans ses poches et sortit un médaillon en forme d'épée. Il le montra à la jeune fille qui afficha une mine perplexe. Il lui demanda
- sais-tu ce que c'est ?
- non
- ceci est l'emblème de la guilde des assassins. Il m'a été donné quand j'ai juré serment d'être fidèle à tout ceux qui accomplissaient les même missions que moi. Il a une très grande valeur pour moi et tant que je le porte sur moi, je demeure un assassin.

Larâ ne comprenait toujours pas et soudain Nalio tendit le bras et jeta le pendentif dans l'eau de la source ou il alla couler au fond avant de disparaître.
- pourquoi as-tu fais ça ? Lui demanda-t-elle
- parce que j'ai choisis, entre toi et mon passé je te choisis, alors je t'en supplie Larâ, arrêtes de me repousser comme si j'étais un pestiféré.
Elle le regarda attentivement, observa ses yeux sombres posés sur elle, sa mâchoire qui se crispait et posa sa main fine sur son avant bras.
- je ne voulais pas te faire croire que je te prenais pour un pestiféré, Nalio, c'est depuis notre passage a Jeitorh, tout va mal, tout le monde a changé, même ton frère est partit ! Elysis en souffre énormément, Opra semble tout le temps ailleurs, tu t'es renfermé et moi au milieu je culpabilisais de vous avoir mené dans une affaire aussi dangereuse qu'inutile et je
Il l'embrassa, ne lui laissant pas le temps de finir sa phrase. Elle se dégagea quelques minutes plus tard et lui dit
- ce n'est pas de cette manière qu'on règle un problème...
Nalio eut soudain un regard de prédateur tandis qu'il avançait vers sa compagne avec un sourire menaçant.
- quel problème je n'en vois aucun ... nous sommes tous les deux, en sécurité, un plan en tête moi je suis bien décidé à me détendre un peu
- je ... je sais bien mais... arrêtes de venir vers moi comme ça, Nalio, fais attention !
Il y eut alors un grand plongeon dans la source, Larâ avait poussé Nalio dans l'eau mais celui-ci s'était accroché à elle au dernier moment la faisant tomber également.
Des bruits de galop se rapprochèrent à ce moment la et leurs amis les trouvèrent dans l'eau en train de faire semblant de se battre. Larâ releva brusquement la tête et eut une mine coupable en les voyant tous devant eux deux.
- allons Larâ ne fait pas cette tête ! On a vu pire ! S'exclama Elysis d'un ton moqueur.
Les deux jeunes gens trempés sortirent de l'eau. Nalio remarqua qu'Opra manquait à l'appel. Illusion répondit à sa question muette
- elle profite du temps passé dans le volcan pour cueillir des plantes qui pourront nous servir quand nous repartirons.

Le dernier mot déclencha un déclic brutal dans l'esprit de Larâ. Pendant qu'ils batifolaient dans l'eau et la verdure, Rhaliâ avait sûrement ordonné à Ehouna de former des troupes et de se préparer a attaquer elle et ses alliés à Raston. Elle devait se douter que Larâ tenterait de revenir vers son père et la jeune fille savait pertinemment qu'ils seraient attendus de pied ferme. Soudain le médaillon qu'elle tenait de son père et qu'elle n'enlevait jamais de son cou se mit à vibrer, elle posa la main sur la chaîne qui se resserrait autour de sa gorge. Le bijou était brûlant, il dessinait une marque rouge de sa forme sur la peau de la jeune fille qui porta les mains à la chaîne qui continuaient de serrer. Elle étouffait. Larâ entendit vaguement les voix de ses amis qui avaient vu le problème. Des mains se posèrent sur elle, cherchant à retirer le collier qui se resserrait de plus en plus. Larâ tenta de le détruire par magie mais le bijou résistait, il faisait corps avec sa porteuse, étant donc protégé. Nalio prit sa dague, essaya de trancher la chaîne mais rien de réussit. Illusion se décida à utiliser son autre pouvoir. Elle ferma les yeux et le temps s'arrêta soudainement. Il n'y avait plus aucun mouvement, plus aucun bruit de respirations. Elle s'approcha du collier qui avait cessé de serrer et prit la dague que Nalio avait jeté au sol en paniquant. Elle se dépêcha car elle ne pourrait pas arrêter le temps très longtemps, elle força, trancha la chaîne qui finit par tomber au sol en même temps qu'elle, à bout de force. Le temps redémarra soudain. Tous virent avec stupéfaction illusion à coté de la chaîne brisée et du médaillon qui semblait éteint. Larâ hoqueta et respira à grandes bouffées d'air, savourant l'oxygène qu'elle pensait ne plus avoir. Nalio s'approcha d'elle, repoussant ses mains brûlées et observa le cercle de peau écarlate ou le bijou avait tenté de pénétrer auparavant. Il siffla dans l'air et cria.
- OPRA !!!
Ils attendirent quelques instant avant de voir arriver la jeune femme essoufflée et rouge au teint. Tous la regardèrent se précipiter vers Larâ en ma voyant au sol. Elle lui palpa la gorge pour mesure le pouls et haussa les épaules en disant
- la seule chose à faire était d'enlever ce qui l'a étranglé, je vois que c'est fait, mais puis-je vous demander qu'elle est la chose qui lui a fait de pareil dégâts ?
Elysis se baissa pour ramasser le médaillon et lui donna.
- un médaillon lui a fait ça ? Demanda la guérisseuse sans cacher son profond étonnement.
Tous acquiescèrent. Larâ attrapa une branche et parvint à se relever sans trop trembler.
- elle sait, elle a détruit le dernier lien qui m'attachait encore à mon père à travers ce médaillon, elle ne veut plus que j'essai d'entrer en contact avec lui, mon père court un grave danger je le sais !!
- il faudra bientôt repartir dans ce cas, s'empressa de répondre Elysis.

Larâ fut touchée de voir le visage angoissé de son amie, elle savait que celle-ci était très attristée du départ de Mortôs mais elle montrait en ce moment son grand attachement au monde de Larâ.
- avant je dois parler à Alfis, tu peux venir avec moi Elysis s'il te plait ? Je dois te parler.
Tout le monde connaissait le tempérament de Larâ, savait que tout son instinct lui ordonnait de se précipiter à Raston et sauver son père mais la jeune femme savait très bien que la précipitation les mènerait à un piège qu'elle voulait éviter à tout prix.
Larâ se força à respirer profondément et prit doucement le bras d'Elysis pour l'entraîner à l'écart. Elles s'assirent sur un tronc d'arbre qui gisait au sol.
- elysis, je sens l'imminence d'un combat qui approche, je crains de vous avoir mené dans une quête sans futur et dangereuse. Je voudrais que tu rentres chez toi. C'est trop risqué.
- et tu feras quoi sans nous ? Lui demanda-t-elle avec une brusquerie inhabituelle.
- je me battrais, il est de tradition depuis des siècles que les femmes de la famille royale apprennent à se battre , je remplirai mon devoir .... Comme ma mère.
- et je resterai !! Larâ, n'oublies pas ce qu'on s'est dites au départ de cette aventure, mon peuple est élevé dans le courage et la loyauté, si je dois mourir ici, je le ferais mais dans le courage et au combat !
- c'est de la folie ! Répliqua Larâ avec vigueur
- et on ne sera pas seules à se battre ! Dés demain je rentre en contact mental avec mes parents et je ramènerai une partie de nos combattants ici pour se battre. Si ont doit sauver la terre, et surtout ton père, mes parents voudront être de la partie.

La jeune femme observa le visage mi-indigné mi-combatif d'Elysis. Après tout, ramener des guerriers ici pourrait leur porter chance dans l'affrontement, elle réfléchit encore un instant, pesant le pour et le contre et finit par dire
- entendu, essaye de les ramener ici mais s'ils ne se déplacent pas, tu repars chez toi
Elysis fit comme si elle n'avait pas entendu et elles rejoignirent les autres. Tous remontèrent à cheval et, suivis de Loup, galopèrent vers la paroi de sortie. Quand ils eurent laché les chevaux, tous retournèrent à la demeure principale, Larâ demanda à voir Alfis. Elle alla donc à sa rencontre accompagnée de Nalio qui, elle l'espérait aurait assez de patriotisme pour convaincre Alfis d'accéder à sa demande.
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# Posté le lundi 19 mai 2008 14:40

30



Chapitre 30

Le chef les attendait dans le salon comme la veille, il discutait avec un très vieil homme tatoué de partout et qui semblait ne plus rien voir avec ses yeux. Les deux jeunes gens prirent place sur le fauteuil que le chef leur indiqua avec un sourire bienveillant.
- roi Alfis, nous avons a vous parler.
- et bien faites.
Il allongea ses longues jambes devant lui et se cala confortablement comme s'il s'apprêtait à écouter une longue histoire un soir d'hiver.
- nous allons très bientôt repartir à Raston peut être même demain car le danger devient plus présent encore et nous voulions savoir si nous pouvions vous demander une aide qui nous serait précieuse.
Alfis sourit en plissant ses yeux clairs et répondit
- j'apprécie votre culot Larâ, tout comme votre peuple qui n'en manque pas, mais je dois vous avouer que depuis des années, la réussite et la survie de notre clan dure parce que nous ne nous mêlons plus des problèmes et conflits que subit l'extérieur.
- mais nous avons des racines communes ! Nous n'étions qu'un peuple avant, cela vous laisse-t-il indifférent ?? S'exclama-t-elle avec l'énergie du désespoir.
- cela est vrai mais en cas de besoin, je doute fortement que ton peuple nous vienne en aide à son tour ma chère Larâ, ici nous sommes en sécurité mais cela sera-t-il toujours le cas si nous nous occupons de votre conflit ? Non certainement pas, de plus ce problème ne nous concerne pas !

Larâ fulminait intérieurement, ce chef qui se disait juste ne voulait même pas leur venir en aide, elle crispa les poings et détourna le regard pour qu'il ne voit pas sa déception. Nalio se leva soudain pour faire face au roi
- vous ne serez pas plus en sécurité que nous si nous perdons, combien de temps cela mettra-t-il avant que nos ennemis viennent ici même et vous détruisent un par un, ils pourront rentrer, certains sont d'excellents sorciers de magie noire et ils ne reculent devant rien. Si vous croyez qu'il vous laisseront car vous êtes neutre vous vous trompez ! On les a vu, et on les a combattu ! Aujourd'hui vous ne pouvez pas rester sans rien faire alors que cette guerre se préparer et que tant de gens vont mourir ou devenir esclaves. Lortiis est en train de mourir, c'est sa fille que vous avez devant vous !! Si le roi meurt, sa terre aussi et vous avec ainsi que toute vie qui ne sera pas sous l'emprise des ennemis. C'Est-ce que vous voulez ? Pour votre peuple ? Votre fille ? Vous voulez qu'elle deviennent esclave parce que vous n'avez pas voulu nous apporter votre aide ? Nous perdrons sans vous mais au moins on mourra au combat et on se comportera pas comme des lâches ! Termina-t-il les yeux flamboyants de rage.
Alfis était devenu rouge durant la tirade de Nalio mais retrouva vite son teint pale habituel.
- je vous prie de sortir d'ici.
Ils se retirèrent, au moins ils avaient essayé. Juste avant de passer la porte, Larâ croisa le regard du vieil homme qui était resté silencieux durant tout ce temps et elle aurait juré qu'une larme perlait au coin de ses yeux aveugles.
Ils repartaient tous les deux d'un pas furieux vers leur chambre. Leurs amis n'étaient pas là à l'exception d'Elysis qui jouait avec Loup. Elle les vit entrer mécontents et ne posa pas la moindre question sachant qu'elle n'obtiendrait pas de réponses claires mais juste quelques grognements et marmonnements. Ils s'assirent sur les lits et restèrent silencieux, échangeant quelques regards qui en disaient long. Soudain leur porte s'ouvrit dans un grincement. C'était le vieil homme qui leur adressa un seul mot
- venez .

Sans réfléchir, ils se levèrent tous les trois et suivirent le vieillard courbé pratiquement en deux. Celui-ci marchait silencieusement et très lentement, Larâ avait bien deviné, il était complètement aveugle mais cela ne l'empêchait pas de se déplacer avec une assurance habituelle dans les dédales de couloirs et d'escaliers où il les emmenait. Il finit par s'arrêter devant une grande porte noire qu'il ouvrit d'un simple geste de la main suspendue dans les airs. La pièce était presque plongée dans la plus grande pénombre et seul un feu produisait un peu de lumière dans un coin. Le vieil homme pria les jeunes gens de le suivre et ils s'installèrent sur des coussins moelleux, disposés autour d'une table basse remplie de parchemins et papiers divers. Il déclara d'une voix qui exprimait beaucoup de sagesse.
- vous avez une quête extrêmement difficile jeunes gens, surtout vous princesse Larâ à l'âge ou vous devriez aider votre père à régner pour vous préparer à gouverner cette terre comme il se doit, vous vous lancez sur les terres dans une sorte d'exil ou tout le monde vous connaît et ou beaucoup veulent votre mort. Un courage rare ou une imprudence folle, probablement les deux, dit-il en souriant gentiment, je suis là car je peux vous donner la rare opportunité de voir ce qui pourrait être décisif pour vous et ce que vous devez absolument savoir, ou voir, pour la suite de votre périple. Ah oui, je m'appelle Torza pendant que j'y suis.
- comment ça ? Demanda Nalio qui ne comprenait pas.
Torza alla prendre un instrument à l'aspect étrange. Tout en cuivre. Il comportait deux compartiments. Le vieil homme mit des feuilles noires dans le premier compartiment. Il toucha le tas de végétaux qui s'enflamma immédiatement. Le compartiment du haut se remplit de fumée et celle-ci sortit par des trous prévus à cet effet.
- laissez vous aller, laissez la fumée vous entourer.
Larâ eut mal à la tête, elle ne distinguait plus personne et soudain eut la sensation étrange que l'on la tirait en arrière et se retrouva dans le passé, présente seulement mentalement. Elle voyait sa mère, magnifique, qui se tenait face à Rhaliâ. celle-ci s'approcha de sa mère d'un air menaçant.
- tu as tort Nasarâ de t'opposer à moi et à lui, cela te coûtera la vie.
- tu peut me tuer si tu veux Rhalîa, mais tant que ma fille vivra, mon esprit perdurera et tu ne connaîtras pas la paix.
Rhaliâ éclata d'un rire méprisant, elle montra son pendentif, la tête de louve et répliqua.
- je ne suis pas seule, et ta sotte de fille n'a encore que 7 ans, quand sa mère disparaîtra et que son père sera devenu une larve, elle n'aura plus aucun rapport avec toi, ni aucune ressemblance. Elle sera manipulable.
Et d'un geste brusque et rapide, elle sortit un poignard qu'elle tenait caché dans la manche de sa robe et le planta de toutes ses forces dans le c½ur de Nasarâ qui eut un hoquet de douleur tout en s'effondrant à genoux. Les derniers mots qu'elle prononça s'échappèrent de sa bouche ensanglantée.
- ma fille me vengera Rhaliâ.
Et la dessus elle tomba entièrement au sol, sans vie.

Larâ reprit conscience et se retrouva à nouveau dans la salle enfumée. Elle pouvait voir plus nettement et vit ses deux amis qui semblaient hébétés. Elle se rendit compte qu'elle avait pleuré et se dépêcha d'essuyer ses larmes. Torza rangea précieusement l'instrument et se tourna vers eux. Larâ se contenta de fixer les yeux aveugles de l'homme, regarda leur noir compact qui faisait le contraste avec les yeux blancs de son peuple.
- alors qu'avez-vous vu ? Demanda-t-il
Elysis se gratta le dos de la main pensivement et répondit.
- un gigantesque combat avec des milliers de personnes, tous des soldats, serais-ce possible que cela soit le combat qui se prépare ??
- je ne peux te dire.
Nalio jeta un coup d'½il rapide sur Larâ et déclara à son tour.
- j'ai vu deux silhouettes mortes mais je n'ai pas pu observer leur visage, elles me sont donc encore inconnues, mais en tous cas tous les gens rassemblés autour semblaient extrêmement anéantis.
Tout le monde se tourna vers Larâ qui défia du regard quiconque essaierait de lui demander ce qu'elle avait vu. Nalio semblait encore perplexe et demanda à Torza.
- puis je vous demander pourquoi vous nous aidez alors que le chef lui-même reste sur sa décision.
Torza baissa les yeux sur un tableau posé au sol. Il y avait une femme blonde magnifique dessinée dessus avec beaucoup de talent.
- j'ai aujourd'hui 110 ans, il y a 60 ans je suis partit, j'ai quitté cette terre souterraine, lassé d'entendre parler toujours des mêmes choses et de vivre dans l'ombre. Je suis allé à l'extérieur. Là bas j'y ai rencontré Nin. La femme du tableau avec qui j'ai eu un unique enfant, Alfis.
Nalio parut stupéfait et alla dire quelque chose quand Larâ l'arrêta d'un regard et pria Torza de continuer.
- nous avons vécu dans le plus grand amour durant un an et Alfis grandissait bien seulement mon peuple me posa un choix à prendre. C'était soit retourner avec eux, soit rester avec Nin mais seul. Je suis rentré avec mon fils chez nous. Mon peuple était plus important à l'époque et je craignais le manque de sécurité que j'avais maintes fois constaté à l'extérieur. Il est évident que je regrette maintenant que je vois dans quel état nous nous retrouvons à rester enfermé sous la surface de la terre. Mais ne vous inquiétez pas tant, dit il en voyant leur visage, mon fils ne veut que la protection de son peuple mais il réfléchira vous pouvez en être sur. Il n'est pas lâche au point de rester enfermé ici, je ne l'ai pas élevé comme cela.
Larâ en avait marre, de sentir la fumée d'être enfermée, elle se releva brusquement et après avoir prit la main de l'aveugle dans les siennes en guise de respect elle sortit précipitamment. Quand Nalio et Elysis la rejoignirent, ils la trouvèrent assise au sol, le dos contre le mur, la tête dans les mains. Nalio s'agenouilla prés d'elle et posa une main hésitante sur son avant bras.
- qu'Est-ce qui se passe Larâ ? C'Est-ce que tu as vu ?
Elle se contenta de se relever, et de dire
- je vengerai ma mère
avant de disparaître à nouveau.

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# Posté le lundi 21 juillet 2008 04:55

31 ALEX xD

Chapitre 31

Ils retournèrent tous dans la chambre, dédaignant le repas du soir, préférant rassembler leurs affaires diverses, armes, pour être prêts à partir demain matin à bonne heure. Quand tout le monde s'endormit il ne restait que Larâ et Nalio qui regardaient par la fenêtre le monde souterrain qu'ils allaient quitter. Sentant le profond trouble qui naissait en son amie, Nalio embrassa doucement Larâ, infiniment doux pour lui montrer que sa présence était encore la. Larâ entoura son cou de ses bras et après avoir déposé un rapide baiser, elle lui dit à voix basse
- je suis fatiguée, et si nous allions dormir maintenant, regardes, tout le monde est déjà partit au royaume des rêves, espérons qu'il est plus calme que celui-ci.
Ils se mirent dans les draps frais et sombrèrent bientôt eux aussi.
Le lendemain, l'oiseau vint les réveiller à nouveau. Ils se dépêchèrent de s'habiller, s'armèrent intégralement et sortirent sans bruits de la demeure. Les anciens esclaves, avertis par Illusion de leur départ, ne tardèrent pas à les rejoindre. Ils allèrent chercher les chevaux, les bridèrent et les scellèrent rapidement. Ils allèrent ensuite prendre les captives de Jeitorh qui dormaient encore et se dirigèrent toujours aussi silencieusement vers la piste noire. Soudain Irias vint se placer devant eux, elle était en tenue de guerrière, des armes attachées à sa taille. Larâ fronça les sourcils et avança vers elle en descendant de cheval pour être à sa hauteur.
- mais que fais tu ?
- je veux partir avec vous tous, je veux voir le monde extérieur comme mon grand père et ne pas passer pour une lâche contrairement à ...
Elle ne termina pas sa phrase qui resta en suspens. Larâ soupira et répondit sur un ton las
- tu n'en as pas parlé à tes parents je suppose.
- bien évidemment que non !
- et tu crois qu'ils vont réagir comment en découvrant ton absence ? C'est irréfléchi, tu dois rester ici.
- non ! S'exclama-t-elle, je ne veux plus que les autres décident pour moi, j'approche des 18 ans, je suis une femme et je sais me battre, Larâ, si tu ne me prends pas avec vous de toute façon même sans votre aide j'irais dehors et je me battrais alors autant que l'on soit ensemble non ?

Larâ réfléchit, Irias semblait avoir retourné la question sous tous les angles et elle ne trouvait plus rien a redire pour la convaincre de ne pas les accompagner, Nalio et elle s'étaient rapprochés, elle n'était donc plus jalouse et heureusement car elle trouvait ce sentiment bien mesquin, et si Irias disait vrai et qu'elle était une bonne combattante, cela serait intéressant à considérer. Elle regarda ses amis qui haussèrent les épaules pour montrer qu'ils ne voulaient pas se mêler de cette décision et se tourna vers Irias qui scrutait son visage d'un air anxieux.
- entendu, mais tu seras sous mes ordres je ne veux pas de problèmes car nous en avons déjà assez.
- bien sur.
Ils l'attendirent pendant qu'elle partit chercher son bel hongre pie, noir et blanc qui broutait dans une autre vallée que celle ou se trouvaient les chevaux du groupe. Elle se mit à cheval avec aisance sous l'½il observateur d'Elysis qui était bien décidée à évaluer la nouvelle combattante sous tous les angles. Soudain un bruit de sifflement retentit dans les rues. Des soldats en sortirent de partout, et Alfis vint à leur rencontre, lui aussi à cheval sur un grand étalon gris.
- j'ai réfléchis princesse Larâ, je ne reviens que très rarement sur mes décisions mais votre ami, dit il en désignant Nalio, m'a convaincu avec son ton engagé, et je souhaite vous apporter mon aide avec quelques uns de mes soldats.
- j'apprécie votre avis sage Alfis. Répondit Larâ en faisant un geste respectueux de la tête.

Irias, elle s'était cachée derrière les chevaux du groupe, souhaitant que son père ne la voit pas. Ils se mirent en tête et Irias informa ses amis quelle ne voulait pas que son père l'aperçoive et décida donc de rester en retrait quitte à avoir quelques heures de retard. Ils approuvèrent son choix et allèrent se placer devant pour guider Alfis et les soldats. Laâs leur adressait des gestes de la main en souriant à son mari déjà en tête avec Larâ et ses amis. Ils empruntèrent la piste, lentement pour ne pas glisser et créer un accident. Quand ils furent en haut, ils prirent le même chemin que pour venir utilisant les barques pour les soldats tandis que les cavaliers nageaient avec leurs chevaux. Ils sortirent enfin à l'air libre et Elysis ne pu s'empêcher de pousser un soupir de soulagement en sentant le soleil lui caresser le visage. Une fois que tout le monde était sortit du passage ils se mirent en route dans un ordre militaire que Nalio observait avec plaisir. Illusion flattait l'encolure de son cheval tout en bavardant gaiement avec les anciens esclaves. Lûkas parlait avec animation et gestes à Alisa, la mère adoptive d'Illusion qui regardait celui-ci avec beaucoup d'admiration. Vlad se rapprocha soudain de Larâ
- une fois sortis de la forêt, que ferons nous ?
- nous attendrons des alliés et nous nous rendrons à Raston ou Ehouna et Rhaliâ nous attendrons.
- Larâ, ne crois pas que je doute de ta vivacité d'esprit mais, es tu vraiment sure que nous serons attendus ?
- oui.
Comprenant qu'elle ne dirait plus rien, il lui adressa un sourire auquel elle répondit et talonna son cheval pour aller se placer prés d'Alfis qui l'appelait. Larâ regarda devant elle la forêt maintenant ensoleillée ne leur jouerait plus de tours et ils trouvèrent rapidement le chemin pour en sortir. La jeune fille regardait Elysis qui en tête murmurait de légers sort pour que la forêt les aide à sortir plus facilement et soudain son regard se portait sur un cavalier un peu à l'écart. Il portait une capuche. Elle ralentit l'allure de sa jument pour arriver à sa hauteur. Il ne la vit pas tout de suite et elle put le détailler avec précision. Ses mains fines et tatouées lui rappelait quelque chose, de même que son allure hésitante. Elle se rapprocha et lui dit à voix basse
- contente de voir que vous nous accompagnez Torza.
- Larâ, vous m'avez donc reconnu.
- difficile d'oublier un homme comme vous
- je prendrais ça pour un compliment, dit il en souriant. Le vieil homme retira sa capuche et respira profondément.

Il flatta l'encolure de la mule qu'il avait emprunté. Elle semblait assez âgée et Larâ la regarda d'un ½il critique. Répondant à une question muette de la jeune fille il déclara de sa voix sage.
- je voulais revoir l'extérieur avant la fin de ma vie, et ma mule est la depuis sa naissance à m'accompagner partout, elle n'est plus toute jeune mais tellement valeureuse que je ne peux me contraindre à me séparer d'elle, n'Est-ce pas Titine, tu restes avec moi ma belle.
Comme si elle avait compris la mule s'ébroua, faisant trembler le vieil homme. Larâ sourit d'un air attendris et fit le reste du chemin dans la forêt aux cotés de Torza qui se révéla être un homme fort intéressant pour discuter. Il lui montra même ses pouvoirs et elle fut bien obligée d'admettre que c'était un grand sorcier dont tout le corps débordait de magie. Ils finirent par voir la lisière de la forêt et se retrouvèrent face à une grande plaine bordée par le marais d'un coté, la forêt de la mort tout au bout et les montagnes d'un autre coté. Ils étaient dans une sorte de trou. Les soldats vinrent se placer en ligne. Larâ alla rejoindre ses amis et Alfis devant qui parlait avec Lûkas et Vlad. Ils la regardèrent tous avec appréhension. Elle ne comprenait pas pourquoi et vit ce qui les inquiétait. À une centaine de mètres un tas de cadavres brûlait dans un grand feu qui s'élevait à plusieurs mètres dans le ciel. Larâ regarda immédiatement autour d'elle, ses sens en alerte. Nalio talonna son étalon et partit rapidement en direction du tas. Elle lui cria
- attends ! C'est peut être un piège !!
Mais il était déjà la bas. Tout le monde le rejoignit rapidement. Nalio était descendu de cheval et examinait le tas d'hommes en fronçant le nez de dégoût.
- des paysans dit-il. Nos paysans qui vivent dans la campagne, ils sont passés ici et les ont tués pour nous avertir.
Elysis s'approcha en essayant de ne pas renifler l'odeur de mort. Elle vit un objet au sol et se pencha pour le ramasser. C'était un bracelet de chaîne, le bracelet de Mortôs. Elle tomba à genoux et se mit à pleurer. Affolées, Larâ et Illusion accoururent vers elle.
- c'est le bracelet de Mortôs, ils l'ont tué !
Elle sanglota de plus belle. Ses deux amies se regardèrent silencieusement et Larâ eut une idée soudaine, elle se plaça devant le tas et s'écria.
- Si Mortôs est ici, que sa présence me soit révélée !!
Tout le monde la regarda agir mais rien ne se manifesta. Étrangement un grand sourire s'étala sur son visage. Elle se frotta les mains et dit en se tournant vers ses amis
- s'il avait été la, son corps se serait écarté des autres. Il n'est pas ici en tout cas.

31 ALEX xD
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# Posté le lundi 21 juillet 2008 04:57

32



Chapitre 32


La jeune fille se releva faiblement en serrant le bracelet dans sa main moite. Elle le passa délicatement à son poignet et la tête haute, elle repartit plus loin. Ils montèrent le grand campement entre les marais et le début de la plaine de façon a observer une quelconque arrivée du coté de la forêt d'où ils venaient. Les soldats étaient quelque peu a l'écart du groupe. Ils montaient la garde silencieusement, certains se tenaient debout et scrutaient les alentours, allant même jusqu'à se déplacer, tandis que les autres soldats dormaient. Larâ observait la silhouette sinistre de la forêt de la mort. Étrangement elle sentait comme une pulsation sourde venant des arbres, un rythme régulier mais si inquiétant. Quand elle regarda pour voir si Elysis sentait aussi ce bruit la jeune fille lui dit à voix basse
- moi aussi je la sens.

Elysis se leva soudain, comme hypnotisée. Vlad et Alfis la regardèrent se lever sans intervenir, ne comprenant pas ou elle allait. Larâ l'observa attentivement. Elysis se déplaçait sans lumière dans la nuit profonde, et seule Larâ pouvait suivre tous ses déplacements grâce à ses yeux de loup. Elle s'approcha de la lisière de la forêt de la mort et toucha un tronc. Elle ressentit les pulsations directement dans ses veines, entendit distinctement le chant que la forêt lui murmurait doucement. La jeune fille eut des sortes de flash, elle vit des conflits, de la magie sombre en ces lieux, sentit la présence de perturbations du rythme habituel de la forêt. Quelque chose se passait à l'intérieur de ce territoire boisé et elle ne parvenait pas à savoir ce que c'était. Larâ l'observait toujours, tout en caressant Loup qui lui aussi semblait tendu. Soudain son animal bondit en avant et courut en direction de la lisière de la forêt, il contourna Elysis et disparut entre les arbres. Larâ pensa que Loup venait de ressentir les premières pulsions de son instinct.

Elysis ne tarda pas à revenir vers son amie et s'assit silencieusement sur l'herbe sèche d'été. Elle confirma les soupçons de Larâ
- il se passe quelque chose au c½ur des arbres. Une force se prépare
Larâ eut un air grave et se souvint de la présence d'Irias derrière eux. Elle se leva et sans bruits partit vers la forêt qu'ils avaient traversé pour parvenir à la pleine. Elle fut rassurée d'entendre un bruit de respiration et la vision du cheval d'Irias. La jeune fille se passa la main dans ses cheveux gris perle et vint à la rencontre de son amie.
- rassures toi je reste ici, personne ne saura que je vous surveille de loin.
- fais attention aux soldats ils font une ronde aux alentours.
- ne t'inquiètes pas ils ne me repèreront pas, Anselme est très discret, je le laisse néanmoins attaché long pour ne pas attirer l'attention.
- tu as besoin de quelque chose ? De la nourriture ? Des suppléments d'arme ?
- non merci, j'ai tout ce qu'il me faut !

Larâ observa son visage rieur et se dit qu'elle avait de la chance d'être aussi belle sans le savoir. Elle lui fit un signe de la main et repartit au campement toujours sans se faire remarquer. Ses amis l'attendaient, au courant de l'objet de sa promenade et ils finirent par s'endormir lentement, rassurées par la présence des soldats qui guettaient les alentours. La nuit noire parsemée d'étoiles créait un toit immense sous lequel tous dormaient profondément. Si profondément qu'ils ne virent pas la silhouette sombre assise dans un arbre de la forêt de la mort qui observait la troupe et l'armée silencieusement. La silhouette fine de l'homme resserra son emprise sur le tronc et il se pencha en avant pour distinguer plus nettement. Il faillit glisser, étouffa un juron et entreprit de descendre de son perchoir. Il posa le pied au sol quand un grondement sourd retentit. Il baissa les yeux lentement, redoutant de découvrir quelque chose qu'il craignait et se retrouver nez a nez avec Loup. Il déglutit de soulagement, beaucoup moins impressionnant qu'un Lycan ou que tous les monstres qui vivaient dans la forêt. Le loup parut intrigué et lui sauta dessus.
Pendant ce temps la, Larâ se retourna dans son sommeil, elle faisait un rêve étrange qui lui tirait des sueurs froides, elle voyait son Loup bondir sur un homme. Et comme son pouvoir de Loup lui permettait d'être en connection directe avec L'animal, elle trouvait étrange que celui-ci agisse comme ça. Elle voyait le Loup sauter dessus, essayer de mordre son bras mais l'homme agita un grand bâton et l'animal tomba au sol inconscient.

La jeune fille gémit dans son sommeil mais se rassura en sentant la main chaude de sommeil de Nalio dans son dos. Ce n'était qu'un cauchemar après tout, sauf que son Loup n'était toujours pas rentré. Mais qui pouvait donc être cet homme, si s'en était un, qui se tenait immobile dans la forêt de ses rêves, mais quelle forêt ? Peut être... oui! La jeune fille se releva brusquement, réveillant par la même occasion Nalio qui grogna de mécontentement. Elle attrapa rapidement sa longue dague et courut jusqu'à la forêt avec détermination. Les autres qui étaient réveillés, l'appelèrent mais l'obscurité l'avait déjà recouverte et elle était invisible. Ses pupilles se fendirent, et écartèrent les ombres lui permettant de tout voir distinctement . Elle huma l'air à la manière d'un Loup ou d'un chien, sentant de drôles d'odeurs, des odeurs de magie, de fauve, elle écarta d'un geste sec un buisson qui lui barra la route et avança dans la forêt. Oui, son rêve était bien d'ici. Elle s'arrêtait de temps en temps pour sentir des lieux, toucher des arbres, buissons et pierres en tout genre. L'homme se sentit rapidement suivit, il attrapa le corps de Loup et le traîna avec lui à l'abri des regards entre deux arbres au tronc de taille imposante. Larâ eut un rictus laissant découvrir des dents plus pointues que la normale. Elle était découverte, cela allait être plus amusant. Illusion choisit ce moment pour apparaître. Elle avait l'air essouflée et s'exclama dés qu'elle vit Larâ.
- tu es complètement folle de t'en aller comme ça !! Tout le monde s'inquiète, heureusement que j'ai eu le réflexe de te suivre et je
Larâ la coupa immédiatement et lui indiqua d'un geste qu'elle devait écouter les alentours.
- et bien il n'y a rien ! Ma pauvre Larâ ça va pas bien toi !
La jeune fille s'éloigna, mais Illusion sembla ne pas vouloir en démordre, elle la suivit en tapant des pieds pour montrer son désaccord.
- je crois que nous devrions rentrer maintenant non ?

Toujours aucune réponse de la part de Larâ si ce n'est qu'un bruit en direction des arbres se fit entendre. Les deux filles écoutèrent avec une attention accrue, sachant pertinemment ce qui rodait dans cette forêt. Pendant qu'illusion sortait sa dague et se rapprochait de Larâ, celle-ci baissa l'échine, dans l'attente d'une attaque qui ne vint pas. La silhouette de l'homme jaillit alors d'un mince espace entre les arbres, découvrant le corps inconscient de Loup. Illusion bondit vers l'animal pour voir son état tandis que Larâ fit appel à tout son pouvoir, chose qu'elle n'avait encore jamais fait. Elle vit ses membres s'épaissir, s'allonger et elle ressentit tout d'un coup une vive douleur dans ses muscles. Il fallait qu'elle donne la chasse à cet homme. Elle s'élança avec une vitesse fulgurante, rattrapant vite l'avance qu'il avait acquis. Elle fit une erreur cependant. Grisée par sa vitesse, et ses nouvelles forces, Larâ courut trop rapidement et L'homme en profita pour se faufiler dans un chemin quasiment invisible pour tout autre que lui, il connaissait la forêt, mais pas elle. Elle poussa un cri de rage en voyant qu'elle avait perdu sa trace et retourna prés d'illusion sous son apparence normale pour ne pas la stresser plus qu'elle ne l'était déjà. La jeune fille tâtait le corps de l'animal, et se redressa subitement en entendant son amie revenir vers elle. Larâ lui posa une main ferme sur l'épaule en disant
- il faut revenir au camp, ils vont s'inquiéter.
Elle attrapa le corps de Loup, le hissa sans force sur ses épaules, encore sous l'emprise de son pouvoir et repartit en direction des lumières suivie d'illusion qui soufflait bruyamment. Quand ils sortirent enfin du domaine sombre des gens leur tombèrent dessus.

Larâ reconnut les mains de Nalio et d'Elysis qui lui enlevaient le corps de son animal des épaules, et la silhouette de Vlad qui l'entraînait à l'écart de toute cette agitation. Illusion dut répondre aux questions d'un Alfis et d'un Lûkas très agités. Larâ retrouva la pleine maîtrise de son corps, elle ne voyait plus grand-chose dans l'obscurité de la nuit et fut reconnaissante à Vlad d'allumer une torche. Il lui scruta les yeux pour voir si elle était redevenue normale et lui demanda
- qu'est ce que vous avez vu ??
- j'ai rêvé que Loup se faisait agresser, ce rêve se passait dans cette foret et j'ai sentit qu'il était réel, je suis donc partie voir.
- sans avertir personne, voyons Larâ, tu connais la forêt de la mort !
- c'était ça ou Loup y restait ! Dit elle le visage plein de fougue
- et qui a agressé Loup ?
- je n'ai pas vu, j'ai vu la silhouette d'un homme, si s'en était un bien sur, il s'est enfui quand nous sommes arrivées, il a dut sentir que je n'étais pas tout à fait normale, mais de toute évidence connaissait la forêt car il m'a dupé sur les sentiers.
Vlad eut un ai songeur avant de demander d'une voix grave.
- mais qui pourrait se sentir aussi à l'aise dans cette forêt. . .
Larâ ne répondit rien, elle regarda Elysis qui guettait dans sa direction. Oui, elle connaissait quelqu'un mais avait du mal à le croire.

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# Posté le lundi 21 juillet 2008 05:02