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Chapitre 38


Les sabots des chevaux produisaient une mélodie de mort dans la plaine désertée par tous les animaux. Les deux armées se fonçaient dessus avec la férocité de deux lions prêts à se battrent jusqu'à mourir. Larâ galopaient en tête, le sabre tendu devant elle, l'autre main empoignant fermement les rennes de la jument qui accélérait l'allure de plus en plus. Ses amis avançaient tout aussi rapidement, le visage fermé, les armes en avant. Nalio regardait les ennemis avec rage et de temps en temps Larâ qui galopait proche de lui. Il fit avancer son étalon pour se retrouver tout à coté d'elle. Il lui cria
- Larâ je t'aime !
Le jeune homme vit une larme couleur au coin de ses yeux sombres mais vite son attention fut reportée sur les autres car la rencontre était proche. Et elle eut lieu. Les deux armées se rentrèrent dedans, dans un bruit effroyable d'épée qui s'entrechoquent et de lances qui fusaient de partout. Elysis abattit directement un soldat qui avait eut le malheur de se laisser avoir par son apparence douce. Il tomba au sol avec son cheval. Larâ cherchait des yeux Ehouna, elle devait la tuer en premier lieu. Son regard se posa alors sur la femme qui plus loin, aboyait ses ordres aux soldats. Elle essaya de la rejoindre le plus rapidement tout en tuant le plus d'hommes sur sa route mais la tache était difficile. Un homme fonça sur Opra, elle essaya tant bien que mal de le repousser, touchant à l'aveuglette mais se fut comme dans un film que ses amis a proximité la virent tomber de sa monture. Elle bascula en arrière, les yeux vides de toute expression et atterrit au sol presque gracieusement, les bras dans une position délicate. Larâ entendit illusion crier
- NONN !!!!!
Mais elle n'eut pas le temps d'aller voir l'état de son amie car un soldat s'en prenait à elle. Elle hésita une fraction de seconde de trop et récolta une plaie en haut de la cuisse, sa jument se cabra, et fit chuter l'ennemi.

Son regard chercha de nouveau Opra mais les gens qui se battaient en masse lui interdisait de voir correctement. Les nécromants se battaient avec fièvre, partout on pouvait voir des Lycans bondir sur les ennemis, surpris par ces étranges adversaires. La plaine résonnait de rugissements terrifiants. Mortôs faisait comme ses amis, jetant des sorts de mort à tout ceux qui osaient passer devant lui, mais l'inquiétude diminuait son pouvoir. Nalio abandonna son cheval, trop encombrant, il filait à présent à pied entre les troupes d'ennemis, sautant même parfois sur leurs chevaux, faisant tomber mortellement leurs propriétaires. Rapide et insaisissable. Vlad quand à lui, faisait peur aux ennemis, avec ses attaques féroces, il maintenait un cercle vide autour de lui, faisant hésiter quiconque voulait s'en prendre a lui. Larâ se joignit à lui avec un sourire amusé, elle lui cria dans le dos
- je vois que tu n'as pas besoin d'aide !! Laisse moi m'amuser aussi !!
Les autres n'en menaient déjà pas large mais avec l'arrivée d'une deuxième combattante qui délaissa son sabre pour sa magie, certains tentèrent de fuir, en vain. Larâ faisait filer des flèches sorties de nulle part qui allaient se planter dans le dos des assaillants a proximité d'eux deux. Ehouna apparut enfin dans le champ de vision de la jeune fille, et proche qui plus est. Elle abandonna son ami et galopa vers elle. La femme la vit venir de loin elle décocha une flèche qui frôla l'épaule de sa poursuivante. Larâ arrêta sa jument à une distance respectable d'Ehouna et celle-ci lui cria
- je vois que l'on se retrouve !! Dommage que votre vie s'arrête ici.
Elle bondit en avant, et visa Larâ de ses flèches enflammées. La jeune fille utilisa sa magie pour créer un mur de protection invisible, repoussant les assauts par sa seule force mentale. Un autre sort et les flèches se retournèrent vers leur propriétaire qui les esquiva de peu. Elle n'avait plus l'air amusée à présent. Son épée décrivit un arc de cercle pour percuter celle de Larâ qui encaissa le coup. La jeune femme aperçut Illusion qui se battait derrières elles deux. Elle la contacta mentalement.
- aide moi transporte moi !!

Son amie se matérialisa dans le dos de Larâ, et elles disparurent. Ehouna chercha du regard, stupéfaite. Elle n'eut que cinq secondes avant de sentir une dague lui trancher le coup. Portant les mains sur sa plaie béante, elle sentit le sang ruisseler sur ses doigts fins. Elle se retourna et vit Larâ qui la regardait, un sourire carnassier aux lèvres, aux cotés d'Illusion. La femme s'écroula au sol, laissant son sang se répandre autour d'elle.
- tu as vu Elysis, ou est-elle ??? Cria Larâ.
- je n'en sais rien !! Elle se battait avec une sbire d'Ehouna.
- je n'ai plus le temps d'attendre !!
Il lui fallait retrouver Rhaliâ. Elle était repartie au château, d'où elle devait observer la scène. Elle se remit à cheval et lança sa jument a fond de train en direction de Raston qui n'était pas loin. Comme cela lui fendait le c½ur de laisser ses amis au combat sans elle, mais il lui fallait sauver son père. Sa jument ne mit pas longtemps à arriver aux portes. Elle tua les deux gardes qui tentèrent de l'empêcher de passer et courut au château. Bizarrement, personne ne s'interposa pour la bonne et simple raison que le château était vide. Elle arpenta les couloirs, perdue dans ses pensées. Premier plan, trouver son père. Elle monta au deuxième étage, dans un dédale de couloirs sinistres. La jeune femme s'arrêta devant la pièce d'armes, son père gisait, allongé sur un simple lit. Elle s'approcha de lui, les larmes aux yeux en déclarant à voix basse
- père, que vous ont-ils fait...

Elle lui caressa le front en sueur, prit sa main et une voix méprisante s'éleva dans son dos.
- inutile, il ne se réveillera pas il est sous mon emprise jusqu'à ce qu'il meurt, soit dans moins d'une heure.
- traîtresse , répondit la jeune femme en la jaugeant du regard.
- quel vilain mot, on dirait ta mère. Saches que je l'ai tué quand tu avais 3 ans.
- je le sais . C'est pour ça que je suis la.
Rhaliâ éclata de rire avant de poursuivre.
- je suis étonnée que ta s½ur ne sois pas avec toi.
- je n'ai pas de s½ur sorcière !! S'exclama-t-elle avec rage.
- erreur, avant de mourir ta mère était en fin de grossesse, une petite fille elle m'avait dit. Quand je l'ai tué, on aurait pu croire que cette morveuse serait morte mais non, elle avait un étrange pouvoir, et a réussit grâce à sa magie à quitter le ventre de sa propre mère et ton père s'en ai débarrassé dans une autre famille.
- vous mentez !!
- réfléchis petite sotte !! Qui connais tu qui est capable de se transporter ailleurs en un claquement de doigts ?!!
Larâ vit le visage d'Illusion dans son esprit, elle se sentit chavirer. Tout concordait. Illusion pouvait très bien être sa s½ur, elle avait trois ans de moins qu'elle ! Sachant que sa mère était morte quand Larâ venait d'avoir trois ans, et que la jeune femme avait trouvé illusion alors âgée d'environ 13 ans quand elle en avait 16 , il était possible qu'Illusion soit sa s½ur.
Rhalia la tira de ses pensées en disant.
- je n'ai pas réussi a achever ta mère et ta s½ur, mais je vais me rattraper aujourd'hui !
- c'Est-ce qu'on va voir.
Larâ claqua des doigts et le corps de son père disparut.
- comme ça il ne risque rien tant que ma magie opère. Dit elle d'un air narquois à l'intention de Rhaliâ.
- elle n'opèrera pas si tu meurs.

Rhaliâ tendit les mains en avant, dans l'air sans rien toucher, et ferma les doigts. Larâ sentit comme des doigts l'étrangler, serrer sa gorge. Elle essaya de se dégager mais n'y parvenait pas. Les paroles de Torza lui revinrent en mémoire. « n'essayes pas de lutter, mais de te dégager » elle ferma les yeux, les veines saillantes sur son cou, et soudain Rhaliâ emmena rapidement ses mains vers elle, brûlantes. Sans même la toucher, Larâ avait pu créer une chaleur immense provenant de son corps, brûlant les mains mentales de son assaillante. Elle ne laissa pas le temps de réflexion a Rhaliâ et écarta les bras. Le lustre au dessus de Rhaliâ se balança et tomba sur elle. Mais la femme eut le temps de bondir sur le coté. Larâ afficha une mine renfrognée, elle posa une main sur une armure qui trônait à coté d'elle. Celle-ci prit vie ainsi que toutes les autres de la pièce. Rhaliâ fit jaillir des flammes de ses mains, mais c'Est-ce que Larâ attendait. D'un claquement de doigt elle fit jaillir les armures devant elle qui la protégèrent de leur cuirasse. Rhaliâ sourit et montra les urnes contenant normalement des sabres, elles se renversèrent libérant des centaines de serpents mortels qui filaient droit sur Larâ. Elle tenta de bondir pour éviter leur morsure mais du recourir à son pouvoir de loup. La jeune femme tomba à genoux, et se laissa prendre entièrement par l'animal qui sommeillait en elle depuis sa morsure. Elle grogna et les serpents s'arrêtèrent pour siffler de crainte. Elle en attrapa un de sa main devenue plus forte et de ses ongles devenus griffe, le coupa en deux. Les autres s'enfuirent sans demander leur reste. Rhaliâ soutint son regard noir quelques instant avant de faire jaillir des chaînes des murs en pierre qui vinrent s'enlacer... sur de l'air. La jeune fille avait bondi au plafond, et grâce à ses griffes elle pouvait se tenir à l'envers sans tomber. Elle montra les dents et retomba au sol. Les sabres accrochés aux murs foncèrent sur Rhaliâ qui eut juste le temps de les faire tomber devant elle. La femme regarde Larâ. Elle se savait vaincue. Comme elle si attendait, Larâ donna la pleine mesure de son pouvoir, se laissant envahir par la haine, la rage qu'elle ressentait pour son ennemie, laissant toutes les moindres parcelles de magie arriver à ses mains qu'elle leva au ciel. La tour dans laquelle les deux adversaires se trouvaient, explosa. Une déflagration ultime retentit, faisant trembler les alentours, projetant des débris de roches, de murs partout autour. Elles s'envolèrent dans les airs. Elysis venait tout juste d'arriver à Raston pour aider Larâ quand elle assista à cette explosion. Elle repéra Larâ qui volait à une centaine de mètres du sol, projetée par sa propre magie. Elle mit un doigt sur sa tempe et essaya de ralentir la chute de son amie. Elle devait commander l'air.

Son souffle jaillit hors de sa bouche et forma le vent qui alla soutenir Larâ. La jeune fille atterrit au sol doucement. Elysis vint vers elle.
- Larâ, nous avons gagné. La guerre est terminée.
- nous avons gagné... murmura Larâ sentant des larmes de soulagements se répandre sur ses joues alors qu'elle laissait sa tête reposer sur le sol herbeux.
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# Posté le mercredi 10 septembre 2008 13:38

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Chapitre 39


Elysis aida Larâ à se relever la soutenant fermement. Elles marchèrent vers le champ de bataille. Larâ ne s'inquiétait pas pour son père qu'elle avait envoyé dans son ancienne chambre mais pour ses amis. Seraient-ils tous en vie ? Ce fut un paysage jonché de cadavres qu'elle découvrit. Réprimant un haut le c½ur devant tant de vies abrégées elle vit Nalio, Illusion, Mortôs, Lukâs, Alfis, Irias les parents d'Elysis venir vers elle ainsi qu'une petite poignée de soldats et de Nécromants.
- ou sont Opra et Vlad ? Demanda-t-elle anxieuse de connaître déjà la réponse.
La mine attristée de ses amis lui répondit. Elle vit à une dizaine de mètres le corps d'Opra et de Vlad allongé sur le sol. Elle marcha très lentement vers eux et quand elle fut à leurs hauteurs, s'affala par terre en pleurant. Elle cria sa tristesse et personne en songea à l'arrêter, tous avaient déjà assez souffert de leur mort. Elle sentit des mains se poser sur sa taille, la soulever. Nalio la serra contre lui et l'éloigna de force de la vue des deux amis chers, à présent morts. La jeune femme regarda les gens qui étaient encore en vie. Tous étaient passablement abîmés, arborant plaies, blessures en tous genres, mais aucun ne semblaient souffrir démesurément. La jeune femme regarda autour d'elle à nouveau. Les soldats de leur camp s'étaient battus avec la rage de vivre et de vaincre, ils y avaient laissé leur vie. Mais tout rentrerait dans l'ordre à présent. Elle vit arriver Loup, qui boitait vers elle. Il avait une oreille déchiquetée. Larâ se baissa pour le serrer contre elle.
- oh Loup toi tu es en vie, blessé mais on te soignera aussi ne t'inquiète pas.
Aron déclara d'une voix grave.
- il faut aller au château, retrouver ton père Larâ.
- Rhaliâ est morte, je l'ai tué. Dit elle simplement.
Ces paroles lui rappelèrent Torza. Mais ou était-il ?
Irias répondit à sa question muette d'un air affecté.
- nous n'avons pas trouvé le corps de mon grand père, il n'est peut être pas mort...

Ils approuvèrent tous silencieusement et montèrent sur les chevaux qu'il restaient. Heureusement tous retrouvèrent leur monture. La marche commença pour revenir au château, tous étaient épuisés, tristes des morts mais heureux d'avoir gagné. La ville semblait sortir du sommeil, osant à peine se mettre à leur porte pour voir qui arrivaient, les villageois regardèrent Larâ passer avec surprise et joie. Eux aussi avaient du souffrir du régime de Rhaliâ songea Elysis. Les portes du château étaient ouvertes, et personne n'osa voir dans quel état il était après le sort de Larâ. Des serviteurs craintifs sortirent des cuisines et vinrent se jeter à genoux devant le groupe.
- princesse Larâ, nous sommes si heureux de vous revoir!!
- ce n'est rien Mélis, dit elle en relevant la femme qui venait de parler, allez chercher des guérisseurs il y a des blessés ici.
Ils allèrent tous dans la salle de bal, trop nombreux pour s'entasser ailleurs. Les serviteurs apportèrent des lits pour les blessés plus importants et Larâ prit congé de tout le monde pour aller voir son père. Elle gravit les étages et retrouva son ancienne chambre ou son père était allongé sur un grand lit. Elle s'assit à coté de lui, ne sachant que faire. Normalement le sort devrait se lever avec la mort de Rhaliâ. Elle posa une main hésitante sur le bras fort de son père. Il crispa la mâchoire et ouvrit très lentement les yeux. Les pupilles étaient blanches. Larâ baissa la tête, il n'était pas redevenu lui-même. Elle sentit à nouveau les larmes piquer ses yeux, ils avaient fait tout ça presque pour rien..
- ma fille... dit une voix très faible.
Elle le regarda et le vit enfin. Ses yeux reprenait leur couleur naturelle peu à peu, il toussa, et porta la main à son bras. Il arracha un bracelet.
- elle me contrôlait mon enfant, pardonne moi je t'en prie je n'était pas moi-même. Tu es venue me sauver... oh lara...
Elle le serra dans ses bras, en prenant garde de ne pas le couvrir de son propre sang du à ses blessures. Il lui rendit son étreinte et lui demanda toujours aussi faiblement.
- ou est Rhaliâ ?
- elle ne nous fera plus de mal père, il y a eu un énorme combat, nous avons gagné, Rhaliâ et ses troupes ont été décimées. Nos hommes sont en bas, beaucoup sont morts mais vous serez ravis d'apprendre que le roi et la reine du pays d'Elysis sont venus en personne combattre pour votre honneur, ainsi que le chef du peuple souterrain.
- je n'y crois pas
- venez père je vous y emmène.

Elle l'aida à se lever doucement et ils entreprirent de descendre les multiples escaliers à faible allure pour ne pas fatiguer Lortiis. Ils entendirent des bruits de voix, des exclamations provenant de la salle de bal. Larâ poussa la porte, soutenant toujours son père, intriguée. Tout le monde se tu, le regard posé sur un Lortiis fatigué, affaibli, le visage vieilli par la domination que son esprit avait subi. Ils le regardèrent, silencieux et posèrent chacun un genoux au sol, dans une attitude de respect infaillible. Ce salut revenait aussi à Larâ, ils saluèrent les deux monarques de Tradislor en s'agenouillant. Larâ s'effaça pour laisser passer son père.
- mes amis je ne veux jamais vous voir à genoux devant moi. Dit-il en regardant Aron, Lila, et Alfis.
Aron serra l'épaule de Lortiis, un sourire radieux aux lèvres. Pendant que les deux autres se pressaient autour de lui
- tu as une sacrée fille Lortiis. S'exclama Aron amusé.
- oui, c'est grâce à elle que le pays est maintenant libéré. Déclara Lila de sa voix douce.
- ma fille m'a sauvé. Dit Lortiis en attirant sa fille contre lui.
Alfis vint devant lui.
- je ne voulais plus d'alliance mais un ami de Larâ m'a convaincu de me battre avec vous.
- qui est cet ami ? Demanda Lortiis.

Larâ fit venir Nalio. celui-ci semblait gêné, honteux presque d'être un assassin repentit. Il baissa le visage mais sa compagne lui releva en souriant. Lortiis sembla le reconnaître.
- tiens, un assassin à combattu pour notre survie à tous ? Dit-il sans animosité.
- oui père et les nécromants aussi se sont joints à nous ! Regarde, voici Mortôs, le frère de Nalio.
Les Nécromants s'avancèrent à leur tour vers le roi, ravis de se retrouver dans le château sans des gardes à leur trousse.
- et bien je vais de surprise en surprise s'exclama Lortiis en souriant. Je dois avouer que je n'ai jamais apprécié les deux guildes, assassins et Nécromants mais je dois bien reconsidérer ça, mes amis, vous nous êtes venus en aide alors que j'étais moi-même trop faible pour bouger le petit doigt et remédier à cette horrible situation. Je n'en reviens toujours pas de voir des nécromants et un assassin en liberté dans ma salle de bal. J'ai eu tort de vous donner la traque, vos deux clans ont peut être fait des choses incorrectes mais je m'en excuse, dorénavant, je veux que vous puissiez parcourir les terres s'en rencontrer d'obstacles venant de ma part.
Les nécromants acquiescèrent de contentement et Mortôs salua Lortiis d'un air respectueux. Nalio afficha une mine réjouie et enlaça la taille de Larâ. Le roi s'en rendit compte mais ne fit aucune remarque.
- avez-vous eu beaucoup de morts à déplorer ? Demanda-t-il à Alfis qui semblait soucieux.
- environ une cinquantaine, et des disparus, comme mon père, dont on n'a pas retrouvé les corps.
- je vais lancer une patrouille de soldats pour aller fouiller le coin. S'exclama Larâ d'un air affecté avant de quitter la pièce.

Ils la regardèrent partir avec empressement. Lortiis s'assit avec précaution sur un divan moelleux. Il but une gorgée d'eau dans une tasse qu'une servante lui offrit et s'éclaircit la gorge avant de poursuivre
- je ne sais comment vous remercier... nous allons rassembler les corps et leur faire un enterrement de rois, ils le méritent amplement. Je vais vous laisser vous reposer peut être, je vous attend tous en haut de la tour dans deux heures.
- la tour à été détruite. Dit Illusion doucement.
- à cause de quoi ? Demanda Lortiis avec une grande surprise sur le visage.
- De qui plutôt, quand Larâ s'est battu avec Rhaliâ, son ultime sort était tellement puissant qu'il a détruit une grande majorité du bâtiment. Répondit Elysis sans dissimuler son sourire devant la puissance de son amie.
Lortiis haussa les épaules d'un air presque habitué et termina.
- bien dans ce cas je vous attendrais tous à la rivière prêt du pont des rois.
Il se releva du mieux qu'il pu, refusant les bras tendus pour l'aider et sortit dignement de la pièce à son tour, laissant les combattants se reposer et se faire soigner les blessures.

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 13:55

40 final !!!

40 final !!!
Chapitre 40

Le soleil se couchait sur l'empire, laissant les sublimes couleurs dorées envahir le paysage. Les soldats et les meneurs du combat terribles qui s'était déroulé entreprirent de se rendre au pont des rois. Tous s'étaient habillés de noirs, portant armes d'une main, et chandelle de l'autre. La colonne marchait silencieusement, sans échanger un mot. Personne n'avait revu Larâ et Lortiis. Ils virent la silhouette imposante du pont à une trentaine de mètres. Ils s'arrêtèrent et virent Lortiis accompagné de sa fille et de plusieurs personnes toutes vêtues de noir. Probablement des villageois et des servants du château.. Les corps avaient été pris de la plaine et posé délicatement au bord de l'eau. Lortiis avait demandé à ses meilleurs menuisiers de faire en deux heures une dizaine de radeaux pouvant accueillir environ 5 personnes sur chacun. Les corps furent mis dessus. Tout le monde garda le silence quand les villageois posèrent des bougies sur les radeaux, les fixant précautionneusement. Lortiis regarda les mines tristes de tous les gens présents et toussota avant de déclarer à l'assemblée.
- ces gens se sont battus pour sauver l'empire, je m'en voudrai toujours de ne pas avoir fait de même mais mon état m'empêchait d'être moi-même. Les enterrer au sol aurait été trop vulgaire, je préfère laisser leurs corps et leurs âmes voguer sur les flots, toujours librement et je rebaptise cette rivière sauvage, «  la rivière du courage »
Il fit un signe de tète et les servants poussèrent les radeaux à l'eau, les accompagnèrent jusqu'à ce qu'ils aient de l'eau jusqu'à la taille et les laissèrent aller. Il ne restait qu'un radeau sur la berge. Celui d'Opra et de Vlad. Il était plus petit que les autres et fait exclusivement pour eux deux. Leurs amis s'approchèrent, retenant leurs larmes devant leurs corps vêtus de somptueux habits, allongés sur le bois, l'air presque serein d'en avoir finit.

Lortiis regarda Vlad. Il avait perdu son ami, celui qu'il considérait comme son frère et qu'il avait poussé à l'exil du temps de Rhaliâ. Il se baissa et lui ferma les paupières d'un air grave, presque religieusement il mit ses deux bras le long du corps et glissa le sabre de Vlad dans une de ses mains. C'est comme ça qu'il aurait voulu mourir, son sabre à la main. Larâ fit de même, remplaçant le sabre par la sacoche de guérisseuse pour Opra. Son amie était si belle, même dans la mort elle semblait rayonner de pureté. Tous vinrent s'incliner devant eux, prononcer quelques mots d'adieux et les radeaux furent prêts à mettre à l'eau. Mais cette fois, Larâ, Nalio, Mortôs Elysis et Illusion voulurent s'en charger eux même. Ils les poussèrent dans l'eau claire, doucement, résistant à l'envie de les faire revenir. Larâ leva une main au ciel, et tous les radeaux qui voguaient sur la rivière prirent feu. Se fut comme une chenille de lumière dans la nuit, un dernier hommage à toutes ces personnes qui avaient lutté. Ce soir ils berceraient la nuit de leur aura flamboyante. Elysis laissa couler ses larmes, la nature pleurait avec elle, sitôt que les gouttes d'eau touchèrent le sol, de légères vagues se levèrent, emmenant avec elles les radeaux à l'horizon. Ils rebroussèrent chemin quand une patrouille de soldats arrivèrent, accompagnés d'une mule et d'un vieil homme. Tous coururent rejoindre Torza qui descendit du dos de sa monture.
- j'ai été poursuivis d'une dizaine de soldat ! J'ai mis un moment à m'en débarrasser mais ils m'avaient poussé tellement loin que je ne savais pas si le combat était terminé, alors je ne savais pas trop par ou revenir, c'est la patrouille qui m'a retrouvé...
- tout est terminé père. Déclara Alfis en le serrant contre lui, accompagné de sa fille qui semblait extrêmement soulagée.
Ils sourirent à Torza qui avait lui aussi montré sa force et sa magie indomptable lors de l'affrontement. Tous repartirent au château, d'un air grave, silencieux, comme si ce qui venait de se passer les avait tous fait mûrir. Elysis marchait main dans la main avec Mortôs, juste devant Larâ. À un moment ils se retournèrent vers elle et

Elysis lui dit.
- Larâ je vais bientôt repartir avec mes parents et Mortôs dans mon monde. Mais je veux que tu saches que j'ai été vraiment fière de me battre à tes cotés et que si tu as besoin de moi, tu pourras toujours me joindre.
- il en est de même pour moi Larâ, poursuivit Mortôs.
- mes amis, je ne vous oublierai jamais. Répondit-elle simplement, doutant de les revoir un jour.
Nalio se fraya un chemin a travers la foule qui marchait, jusqu'à sa compagne. Il lui agrippa la hanche et sourit devant son air intrigué. Elle sembla s'évanouir devant le charisme qu'il dégageait.
- qu'allons nous faire maintenant ?
- nous ?
- tout le monde, maintenant que la paix est rétablie .
La jeune fille regarda les soldats qui portaient encore les blessures trop profondes, elle leva les yeux au ciel, ce ciel à présent noir d'encre dans lequel elle avait volé avec la tueuse de sa mère.
- nous allons reconstruire ce qui a été détruit. Autant le solide que les âmes. Et ne pas oublier que nous avons tous faillis y rester. C'est la seule chose à faire.
- crois tu que tout est terminé Larâ ? Demanda-t-il avec le plus grand sérieux.
- je ne saurais le dire, qui sait ce qui se passe derrière la ligne de montagne, nous avons gagné mais je ne pourrais dire si cela durera éternellement. Mais si ça doit arriver nous serons prêts cette fois.












# Posté le vendredi 03 octobre 2008 13:57